L'action Bouygues plie de 7,5 % sur un mois malgré un pari de Berenberg
Le titre du conglomérat de construction, télécoms et médias recule en séance ce jeudi, alors que Berenberg initie aujourd'hui même sa couverture avec un avis à l'achat et un objectif de cours ambitieux. La toile de fond reste lourde pour l'ensemble du CAC 40, en repli de plus de 1 % à la mi-journée, dans un contexte d'incertitude politique autour du budget 2027.
Berenberg entre sur le dossier avec un avis à l'achat et un objectif à 55 €, Barclays abaisse le sien à 52 €
Deux avis d'analystes encadrent la séance sur Bouygues ce jeudi. Berenberg initie sa couverture à l'achat avec un objectif de cours à 55 €, soit un potentiel de hausse de près de 35 % par rapport au cours actuel de 40,82 €. Dans le même temps, Barclays a révisé son objectif à la baisse le 30 septembre, le ramenant de 54 à 52 €, sans que son avis soit précisé.
Ces deux positionnements illustrent une lecture divergente de la valeur, alors que le consensus des analystes reste globalement au-dessus du cours, ce dernier ayant perdu plus de 16 % sur trois mois. Lors de la publication des résultats du S1 2026 (le 31 juillet 2026), la société avait confirmé viser pour l'année une stabilité du chiffre d'affaires à taux de change constants et un maintien du résultat opérationnel courant à un niveau historiquement élevé.
Un RSI en survente à 28 avec le cours nettement sous ses trois moyennes mobiles
Sur le plan des indicateurs, la configuration du titre est particulièrement dégradée. Le RSI à 28 signale une zone de survente marquée, proche de niveaux qui avaient précédé des rebonds techniques par le passé. Le cours à 40,82 € s'inscrit en dessous de la MM20 (43,72 €, écart de -6,63 %), de la MM50 (45,75 €, écart de -10,78 %) et de la MM200 (48,08 €, écart de -15,10 %) : les trois moyennes mobiles pèsent au-dessus, formant un plafond technique que le titre n'a pas repassé depuis plusieurs semaines. Le repli depuis le seuil de 42 €, franchi à la baisse la veille, accentue la pression baissière sur le court terme.
Le secteur de la construction souffre d'une conjoncture difficile, avec des marchés conclus en travaux publics en recul de 27,6 % sur trois mois selon les données sectorielles disponibles. Vinci et Eiffage, valeurs comparables, cèdent respectivement 1,78 % et 0,99 % en séance, confirmant la faiblesse du compartiment. La résistance à 46,70 € reste l'obstacle à franchir pour toute tentative de reprise.