L'action Edenred rebondit et défend son support des 26,84 €
Dans un marché parisien qui résiste ce vendredi malgré la pression sur la dette souveraine française, l'action Edenred se distingue nettement dans le SBF 120. Le titre du spécialiste des avantages salariés et des solutions de paiement rebondit franchement, alors que le CAC 40 gagne un peu moins de 1 % en séance.
Un rebond de 2,65 % qui ramène le titre près de son support et teste ses moyennes mobiles
Edenred gagne 2,65 % en séance à 27,55 €, après avoir clôturé à 26,84 € la veille. Ce niveau correspond exactement au seuil de support identifié à 26,84 €, que le titre a donc défendu avant de rebondir. Le cours reste toutefois en dessous de la MM20 à 28,34 € (écart de -2,79 %) et de la MM50 à 28,59 € (écart de -3,64 %), deux niveaux qui font office de résistances immédiates à court terme.
En revanche, le titre conserve un coussin très confortable au-dessus de sa MM200 à 22,24 €, soit un écart positif de près de 24 %. Le RSI à 37 traduit une configuration proche de la survente, cohérente avec le repli de 8,17 % enregistré sur un mois. La résistance à surveiller en cas de poursuite du rebond est fixée à 30,53 €, soit encore 10,8 % au-dessus du cours actuel.
Un rebond trimestriel de plus de 22 % sur fond de guidance relevée au premier semestre
Sur trois mois, le titre affiche une progression de 22,34 %, l'une des plus solides du SBF 120 sur cet horizon. Cette dynamique s'inscrit dans la foulée de la publication des résultats du premier semestre 2026, le 23 juillet dernier, lors de laquelle le groupe avait relevé ses prévisions d'EBITDA pour l'exercice à 1 250 millions d'euros, avec un ton explicitement confiant sur ses perspectives. La direction avait alors salué la croissance à deux chiffres de l'activité Mobilité et la progression des nouvelles signatures de clients PME, en hausse de plus de 10 % sur la période.
Parmi les risques cités figure l'impact des changements réglementaires sur les titres-restaurant en Italie et au Brésil, deux marchés qui restent sensibles. Sur un an, le titre gagne encore 34,85 %, ce qui illustre l'ampleur de la reprise engagée depuis les points bas de début 2026. Ce contexte de fond contraste avec la pression macro du jour : l'OAT 10 ans français atteint 4,90 % (relevé du 1er octobre), son plus haut depuis 2004, dans un contexte de débat budgétaire tendu, mais Edenred résiste en séance mieux que l'indice large.