L'action Eiffage fait du sur place, malgré un partenariat de 12 ans avec EDF dans le nucléaire
Le titre du groupe de BTP et concessions évolue en léger repli en milieu d'après-midi, dans un marché parisien pourtant bien orienté. La valeur reste sous pression face à ses moyennes mobiles courtes, alors qu'elle vient de sceller un partenariat industriel de long terme dans le nucléaire.
Eiffage Métal scelle un partenariat de douze ans avec Arabelle Solutions dans le nucléaire
L'action Eiffage cède 0,24 % à 124,45 €, alors que le CAC 40 progresse de 0,46 % à 8 221 points. Le titre reste à l'écart du mouvement haussier de la cote, dominée en séance par Dassault Systèmes et Capgemini.
Le 28 mai, Eiffage Métal et Arabelle Solutions, filiale d'EDF, ont signé un partenariat pluriannuel de douze ans portant sur la fabrication de modules et cadres métalliques pour condenseurs, à destination des futurs échangeurs thermiques de projets nucléaires en France et en Europe. L'accord prolonge le positionnement historique du groupe dans la filière, à l'heure où le programme EPR2 entre en phase industrielle.
Cette annonce s'ajoute à une série de contrats récents, dont quatre centrales solaires au Maroc remportées par Eiffage Énergie Systèmes pour 225 MWc, et les ouvrages ferroviaires du canal Seine-Nord Europe décrochés début mai. Le carnet de commandes se densifie, mais le marché ne le sanctionne pas positivement à ce stade en séance.
Le titre repasse au-dessus de sa MM200 mais reste lourdement sous ses moyennes courtes
Sur le plan des moyennes mobiles, le cours évolue 4,90 % sous la MM20 (130,86 €) et 7,15 % sous la MM50 (134,04 €), ce qui confirme la dynamique courte dégradée. À l'inverse, le titre repasse tout juste au-dessus de la MM200, à 123,32 €, avec un écart positif de 0,92 % qui le place sur un point d'équilibre de moyen terme.
Le RSI à 40 traduit une absence de dynamique acheteuse sans pour autant tomber en zone de survente. Le support technique se situe à 121,00 €, soit à environ 2,8 % sous le cours actuel, tandis que la résistance reste éloignée à 142,70 €. La performance recule de près de 15 % sur trois mois, malgré le récent retour de Citi à l'achat avec un objectif de 155 €.
Le contexte construction reste contrasté, avec un climat des affaires dans le bâtiment à -17,2 en mai et des carnets de commandes France encore négatifs, ce qui pèse sur la partie travaux du groupe. La tenue du seuil de 121,00 € sera le prochain repère technique observable, en attendant la publication du chiffre d'affaires semestriel à venir cet été.