L'action Ipsen casse son support à 155,40 € et glisse dans le rouge
Le titre du laboratoire biopharmaceutique parisien figure ce jeudi parmi les valeurs les plus pénalisées de l'indice élargi, dans un marché pourtant légèrement positif. Le repli ramène le cours sous un seuil technique surveillé depuis plusieurs séances, sur fond de resserrement monétaire américain qui tend les conditions financières mondiales.
Un support à 155,40 € enfoncé alors que le cours reste en dessous de ses deux moyennes mobiles courtes
Ipsen perd 2,14 % à 155,20 € en séance, alors que le CAC 40 avance de 0,21 % et le SBF 120 de 0,20 %. Le titre figure ainsi parmi les plus fortes baisses du SBF 120, à rebours d'un marché parisien bien orienté. Le franchissement à la baisse du support à 155,40 € constitue le fait technique du jour : le cours reste en dessous de ce seuil, avec un dernier échangé à 155,10 €, ce qui place l'action sur un terrain fragilisé. Les moyennes mobiles confirment cette pression.
Le titre évolue en dessous de la MM20 à 162,75 € (écart de -4,64 %) et de la MM50 à 161,35 € (écart de -3,81 %), deux niveaux qui font office de plafond technique à court terme. Seule la MM200 à 152,58 € reste en dessous du cours, offrant un matelas de 1,72 %. Le RSI à 45 se maintient en territoire neutre, sans signal d'épuisement vendeur marqué à ce stade. La prochaine zone d'appui naturelle se situe au contact de cette moyenne longue à 152,58 €.
Des fondamentaux solides sur un an mais des risques identifiés lors des résultats semestriels de juillet
Sur douze mois, l'action affiche encore un gain de 32,88 %, ce qui relativise le repli du jour. En revanche, sur une semaine, la perte atteint 2,08 %, signe d'une pression qui s'installe progressivement depuis la dégradation de Barclays début septembre, qui avait entraîné un recul de 3,5 % lors de cette séance. Lors de la publication des résultats du premier semestre 2026 le 30 juillet, le groupe avait relevé ses objectifs financiers pour l'exercice en cours, affichant un ton confiant.
Mais le document pointait plusieurs points de vigilance : l'arrivée potentielle de génériques sur le lanréotide, un effet devise défavorable d'environ 1 % anticipé sur l'année, et l'impact dilutif des acquisitions de Memo Therapeutics et de Kartos Therapeutics sur la marge. Du côté des perspectives positives, la société misait sur plusieurs lancements à potentiel de blockbuster et sur des résultats de phase III favorables pour Dysport dans la migraine. L'avis des analystes sur la valeur reste à surveiller après la révision négative de Barclays, dans un contexte où la hausse des taux de la Fed, annoncée ce jeudi, pourrait peser sur l'ensemble des valeurs de croissance.