L'action Kering gagne 2 %, dans le peloton de tête du CAC 40
Le titre du groupe de luxe s'inscrit dans le vert ce vendredi, tirant profit d'une journée favorable pour le marché parisien. BofA Securities a révisé son objectif de cours la veille, dans un contexte où le secteur du luxe reste sous surveillance en raison des signaux mitigés en provenance de Chine.
Un rebond qui n'efface pas le retard accumulé face aux moyennes mobiles
Kering gagne 2,04 % en séance, à 255,65 €, s'installant parmi les plus fortes hausses du CAC 40 alors que l'indice progresse de près de 1 %. Le rebond reste toutefois insuffisant pour combler l'écart aux moyennes mobiles : le titre cote à 4,88 % en dessous de la MM20 à 268,77 € et à 4,67 % sous la MM200 à 268,17 €. Même la MM50 à 260,86 € reste au-dessus du cours actuel, avec un écart de 2 %.
Le RSI à 41 signale une configuration légèrement orientée à la vente, sans atteindre la zone de survente, ce qui traduit une dynamique haussière encore fragile sur la semaine. Sur sept jours, la progression reste modeste à 2,02 %, reflétant un titre qui reprend des couleurs sans avoir encore confirmé de retournement de tendance. Le support à 238,80 € demeure loin en dessous, tandis que la résistance à 292,85 € représente un horizon distant d'environ 15 % par rapport au cours actuel.
BofA abaisse sa cible, les résultats semestriels révèlent une maison Gucci sous pression
BofA Securities a maintenu son avis des analystes à « conserver » sur Kering tout en abaissant son objectif de cours de 315 € à 300 €, le 27 août. À 255,65 €, le titre traite avec un potentiel de hausse d'environ 17 % par rapport à cette cible révisée. Sur la base des bénéfices attendus, l'action se paie environ 39,9 fois les résultats de l'exercice en cours et 25,6 fois ceux de l'exercice suivant, selon le consensus des analystes recensés, ce qui traduit une valorisation encore exigeante au regard des résultats publiés le 28 juillet. Lors de la publication du premier semestre 2026, le résultat net part du groupe avait reculé de 60 % à 189 millions d'euros, pénalisé par des charges non courantes de 223 millions d'euros et un repli de 5 % en comparable du chiffre d'affaires de Gucci, marque phare du groupe.
En contrepartie, les résultats semestriels avaient mis en avant la réduction de l'endettement net de 4,7 milliards d'euros grâce à la cession de Kering Beauté, et la progression de 20 % en comparable de Kering Jewelry. Le groupe vise à renouer avec la croissance sur l'ensemble de 2026, en tablant sur environ 100 fermetures nettes de boutiques. Les exportations horlogères suisses vers la Chine ont reculé de 16,5 % sur un an en juillet, signe que la demande en luxe haut de gamme dans la région reste sous pression, un contexte que le groupe devra naviguer dans la seconde partie de l'exercice.