L'action Kering rebondit mais reste sous ses moyennes mobiles, RSI à 35
Le groupe de luxe parisien regagne du terrain ce vendredi, après plusieurs semaines de pression baissière qui ont lourdement pesé sur sa valorisation. Le rebond intervient alors que deux maisons de courtage ont abaissé leurs objectifs de cours, mais maintiennent un avis positif sur la valeur.
Un rebond en séance qui ne referme pas un mois de repli brutal
L'action Kering gagne 1,58 % à 237,85 € en séance, figurant parmi les plus fortes hausses du CAC 40 ce vendredi. Le mouvement s'inscrit dans un indice parisien lui aussi orienté à la hausse (+0,61 %), sans que le titre ne retrouve pour autant ses niveaux de début août : sur un mois, le repli atteint encore 16,07 %. Le cours reste en dessous de ses trois moyennes mobiles, avec un écart de 5,34 % sous la MM20 à 251,28 €, de 7,71 % sous la MM50 à 257,72 € et de 10,40 % sous la MM200 à 265,45 €.
Le RSI à 35 traduit l'épuisement vendeur accumulé ces dernières semaines et place le titre en territoire proche de la survente, sans que le seuil critique des 30 ne soit touché. Le support à 232,25 € reste la référence basse à surveiller, à moins de 2,4 % du cours actuel.
Deux révisions d'objectifs à la baisse mais des avis maintenus à l'achat
Deux révisions d'avis d'analystes pèsent sur la toile de fond de la séance. CIC Market Solutions a abaissé aujourd'hui son objectif de cours de 340 € à 320 €, tout en maintenant son opinion à l'achat. HSBC avait de son côté révisé sa cible de 340 € à 305 € le 9 septembre, avec un avis à l'achat. Même révisés à la baisse, ces objectifs affichent des potentiels de hausse significatifs par rapport au cours actuel : 34,6 % pour la cible de CIC Market Solutions, et 28,2 % pour celle de HSBC.
Ces ajustements font écho aux résultats du premier semestre 2026, publiés le 29 juillet, qui avaient révélé un résultat net part du groupe en recul de 60 % à 189 millions d'euros et un repli de 5 % en comparable du chiffre d'affaires de Gucci. Le groupe avait alors affiché sa volonté de renouer avec la croissance et d'améliorer sa profitabilité, dans un contexte où la demande en bijouterie-or en Chine reculait de 10,1 % sur un an en juillet. Sur la base du bénéfice par action attendu, le titre se traite selon le consensus des analystes recensés à environ 23,9 fois les bénéfices de l'exercice suivant, une valorisation qui reflète les incertitudes pesant sur la dynamique du luxe.