L'action Klépierre revient parmi les valeurs les plus recherchées du SBF 120
Klépierre rebondit nettement ce vendredi, signant l'une des meilleures performances du SBF 120 en milieu de matinée. Le mouvement intervient après un mois difficile pour la foncière de centres commerciaux, qui avait cassé un support technique début septembre.
Un rebond qui ramène le titre au contact de sa moyenne mobile à vingt jours
L'action Klépierre gagne 2,43 % à 37,12 € en séance, contre une clôture à 36,24 € la veille. Le rebond place le titre parmi les plus fortes hausses du SBF 120, dans un indice qui progresse de son côté de 0,41 %. Le cours revient ainsi au contact de la MM20 à 37,03 €, avec un écart de seulement 0,24 % : la moyenne mobile à court terme, perdue depuis plusieurs semaines, est désormais tout juste recollée. En revanche, la MM50 à 38,14 € reste 2,67 % au-dessus du cours actuel et représente la prochaine zone de résistance à franchir avant d'atteindre le seuil à 39,14 €.
Le RSI à 34 reste en zone basse, sans signal de surachat, ce qui laisse de la marge technique à la hausse sans excès de pression vendeuse immédiate. Sur un mois, le titre cède encore près de 5 %, confirmant que la progression du jour n'efface qu'une partie du repli récent. En revanche, sur douze mois, Klépierre affiche plus de 13 % de gains, signe d'une dynamique de fond qui demeure positive malgré les turbulences récentes. Le MACD en territoire très légèrement positif (histogramme à 0,0018) envoie un signal de retournement encore embryonnaire, à surveiller sur les prochaines séances.
Des résultats semestriels solides en toile de fond, mais un environnement de taux sous tension
Klépierre avait relevé ses objectifs annuels lors de la publication de ses résultats du premier semestre 2026 le 29 juillet. La foncière visait alors un EBE minimum de 1 150 millions d'euros et un cash-flow net courant par action compris entre 2,77 € et 2,80 €, avec un ton jugé confiant par la direction. Ces fondamentaux publiés en juillet s'accompagnaient d'une réversion locative positive de 5,0 % sur renouvellements et recommercialisations, ainsi que de projets d'extension en Italie affichant des rendements attendus supérieurs à 8 %. Le contexte macro pèse toutefois sur le secteur : les rendements obligataires restent sous pression après des statistiques économiques américaines robustes, et les anticipations de resserrement monétaire en zone euro ont été renforcées par la remontée de l'inflation.
Pour une foncière comme Klépierre, le coût des nouveaux financements (3,42 % au dernier semestre, supérieur au coût moyen actuel de la dette à 1,9 %) constitue un risque structurel si les taux longs restent élevés. L'avis des analystes et leur vision de la trajectoire de la foncière restent un repère utile dans ce contexte. La MM200 à 35,15 €, franchement en dessous du cours actuel (écart de 5,60 %), continue d'offrir un coussin de moyen terme solide.