L'action Klépierre casse son support et signe un plus-bas mensuel
Le titre du foncier spécialisé dans les centres commerciaux figure parmi les plus fortes baisses du SBF 120 ce lundi, dans un indice pourtant quasi stable. Le franchissement à la baisse d'un seuil technique surveille depuis plusieurs séances donne une teinte défensive à cette séance de reprise après le week-end.
Klépierre casse son support à 37,46 € et amplifie son repli mensuel
L'action Klépierre perd 2,42 % à 37,04 € en séance, après une clôture à 37,96 € vendredi 4 septembre. Le titre a franchi à la baisse son support à 37,46 € et s'y maintient sous ce niveau, effaçant ainsi un plancher technique qui avait tenu lors des dernières semaines. Sur un mois glissant, le repli atteint 7,21 %, contre un gain de 6,74 % sur trois mois, ce qui souligne la brutalité du retournement récent.
Le SBF 120, lui, évolue pratiquement à l'équilibre en séance (+0,05 %), ce qui isole le mouvement de Klépierre de la tendance générale du marché parisien. Le RSI à 39 s'approche de la zone de survente sans y être encore, tandis que le cours se retrouve en dessous de la MM20 à 38,69 € (écart de -4,26 %) et de la MM50 à 37,98 € (écart de -2,47 %) : les deux moyennes mobiles de court et moyen terme pèsent désormais comme des résistances au-dessus du cours. Seule la MM200 à 34,88 € reste nettement en dessous du cours actuel, laissant un écart positif de 6,19 %.
Des résultats T1 solides, mais la hausse des taux ranime la pression sur les foncières
Lors de la publication des résultats du T1 2026 (le 7 mai 2026), Klépierre avait affiché des fondamentaux orientés positivement : hausse de 4,4 % du chiffre d'affaires des commerçants, revenus locatifs nets en progression de 2,8 % et l'acquisition de Casamassima venant étoffer le portefeuille. Ces éléments avaient accompagné la montée du titre jusqu'à un record à 40,20 €, inscrit en août selon les archives disponibles. Mais le contexte macro a sensiblement évolué depuis.
Aux États-Unis, le rapport sur l'emploi d'août (162 000 créations de postes, taux de chômage stable à 4,1 %) alimente la probabilité d'une hausse de taux de la Fed lors de sa réunion des 15 et 16 septembre : une perspective qui tend à peser mécaniquement sur les foncières cotées, dont les valorisations sont historiquement sensibles au niveau des taux longs. La volatilité du Brent autour de 97 dollars, portée par les tensions autour du détroit d'Ormuz, ajoute un risque inflationniste supplémentaire susceptible de retarder tout pivot des banques centrales. L'avis des analystes sur le titre et la prochaine résistance identifiée à 39,98 € donnent la mesure du chemin à reconquérir pour le titre, qui devrait d'abord digérer la perte du support des 37,46 €.