L'action Legrand grimpe de 2,5 %, en tête d'un CAC 40 en repli
À contre-courant d'un CAC 40 en léger recul, Legrand progresse nettement en séance, portée par un relèvement d'avis et d'objectif de cours de Deutsche Bank. Le titre du fabricant d'infrastructures électriques et numériques de Limoges figure parmi les plus fortes hausses de l'indice, dans un contexte de marché alourdi par les tensions géopolitiques dans le Golfe.
Deutsche Bank relève son avis à l'achat et porte son objectif à 160 €, offrant un potentiel de 16 %
Ce jeudi, Deutsche Bank a revu à la hausse son avis sur Legrand, passant de « conserver » à « acheter », tout en relevant son objectif de cours de 150 à 160 €. Par rapport au cours actuel de 138 €, cette cible implique un potentiel de hausse d'environ 16 %. Ce relèvement intervient moins d'une semaine après que Morgan Stanley avait, le vendredi 28 août, également relevé son objectif de cours sur la valeur, contribuant à une dynamique favorable sur le titre.
Ces prises de position positives d'analystes font écho à des fondamentaux que les résultats du T1 2026, publiés le 7 mai, ont mis en lumière : un chiffre d'affaires en hausse de 11,4 %, avec l'acquisition de Green4T identifiée parmi les relais de croissance. Dans un contexte de conjoncture construction difficile (climat du secteur en France à -18,2 en août 2026, permis de logements en recul de 8 % sur un an), la capacité du groupe à diversifier ses débouchés reste un point de suivi pour les opérateurs.
Un titre au contact de ses moyennes mobiles, dans un CAC 40 pénalisé par le risque géopolitique
Legrand cote à 138 €, au contact immédiat de ses deux premières moyennes mobiles : la MM20 à 137,63 € et la MM50 à 138,28 €. Le titre se situe toutefois en dessous de sa MM200 à 139,22 €, à moins de 1 % de cet écart. Le RSI à 44 reste neutre, sans signal de surachat ni de survente.
Cette configuration technique, associée au rebond du jour, place le titre à la croisée d'une zone de décision : un franchissement durable de la MM200 ouvrirait de l'espace vers la résistance à 142,70 €. La séance se déroule dans un environnement global sous pression, le CAC 40 perdant 0,36 % en séance, pesé par la remontée des rendements obligataires et les tensions militaires entre l'Iran et ses voisins du Golfe, qui maintiennent le Brent au-dessus de 95 $ le baril. Le VIX recule à 15,37, en baisse par rapport à la veille (16,34), ce qui signale une légère détente de l'aversion au risque sur les marchés actions en dépit du contexte.