L'action L'Oréal recule de 2,05% à 355,55€, plombée par le luxe et le pétrole
L'action L'Oréal recule de 2,05 % à 355,55 € à la mi-séance, dans un marché parisien orienté à la baisse (CAC 40 -0,97 %). Le titre du numéro un mondial des cosmétiques figure parmi les cinq plus fortes baisses de l'indice, aux côtés de LVMH (-3,66 %) et Hermès (-2,32 %). Le secteur du luxe paie son exposition aux tensions géopolitiques qui font remonter les prix de l'énergie.
Le luxe sous pression, L'Oréal décroche avec ses pairs
La séance pénalise l'ensemble des valeurs du luxe coté à Paris. LVMH ferme la marche du CAC 40, Hermès recule de 2,32 %, et L'Oréal pointe à la 36e place sur 40, soit parmi les cinq plus fortes baisses de l'indice. En toile de fond, le Brent grimpe de 2,24 % à 103,56 dollars sur l'impasse diplomatique entre Téhéran et Washington, après le rejet par Donald Trump des conditions iraniennes. La conjoncture chinoise apporte toutefois un point d'appui factuel pour le secteur cosmétique : les ventes de produits de beauté en Chine ont progressé de 8,3 % sur un an en mars 2026, alors que le total retail du pays n'avance que de 1,7 %. La Chine reste un marché stratégique pour le groupe, qui avait souffert d'un effet de change de 5,5 % au premier trimestre lors de la publication du 23 avril, avec un chiffre d'affaires de 12,15 milliards d'euros.
Sous les moyennes mobiles, le support à 344,90 € en ligne de mire
Le repli du jour ramène le titre sous ses trois moyennes mobiles : la MM20 à 362,09 € affiche un écart d'environ 1,8 %, la MM50 à 361,74 € d'environ 1,7 %, tandis que la MM200 à 374,30 € reste 5 % au-dessus du cours. Le RSI à 49 demeure neutre, et le cours évolue dans la partie basse des bandes de Bollinger, à 33 % de la fourchette. Le support technique se situe à 344,90 €, soit 3 % sous le niveau actuel. Le titre cède 9,16 % sur trois mois et 7,22 % sur un an, des chiffres qui contrastent avec la valorisation : sur la base du consensus de 20 analystes, l'action se paie environ 26,2 fois les bénéfices attendus pour l'exercice en cours, contre une moyenne sectorielle « Consumer Discretionary » de 14,5 fois. Le prochain rendez-vous figurant au calendrier financier est la publication des résultats semestriels, attendue les 29 et 30 juillet 2026.