L'action LVMH enfonce son support à 406 € et cède 20 % sur trois mois
Le titre du groupe de luxe évolue en repli ce vendredi, dans un CAC 40 lui aussi orienté à la baisse. Deux grandes maisons de courtage ont abaissé leurs objectifs de cours en moins de quarante-huit heures, amplifiant la pression sur une valeur déjà fragilisée par plusieurs semaines de recul.
Un franchissement du support à 406,45 € en séance, vite comblé
LVMH cède 1,36 % à 406,70 € en séance, contre une clôture à 412,30 € la veille. Le titre a brièvement enfoncé son support à 406,45 € en cours de séance, touchant un plus bas à 405,40 €, avant de repasser légèrement au-dessus pour coter autour de 406,55 €. Ce passage sous le seuil, même fugace, illustre la fragilité de la configuration actuelle : le cours évolue très loin en dessous de ses trois moyennes mobiles, avec un écart de 6,2 % sous la MM20 à 433,47 €, de 11,3 % sous la MM50 à 458,72 €, et de près de 20 % sous la MM200 à 507,83 €.
Le RSI à 35 traduit une pression vendeuse persistante, sans atteindre la zone de survente franche. Dans un CAC 40 qui perd 0,76 % en séance, LVMH se situe au 32e rang de l'indice, sans distinction particulière dans le sens de la baisse. Sur un mois, le titre accuse un repli de 8,81 % et de 20,41 % sur trois mois.
Barclays et Citi abaissent leurs objectifs mais conservent un avis favorable sur la valeur
Deux révisions d'avis d'analystes ont été publiées en quarante-huit heures. Barclays, qui maintient son opinion à surpondérer, a abaissé jeudi son objectif de 620 € à 590 €, soit un potentiel de rebond de plus de 45 % par rapport au cours actuel. Citi, qui conserve également un avis à l'achat, a abaissé mercredi sa cible de 612 € à 568 €, ce qui représente encore un écart de près de 40 % au-dessus du niveau de cotation du jour. Les deux maisons réduisent ainsi leurs ambitions sur le titre, tout en maintenant une opinion favorable, dans un contexte où l'environnement sectoriel reste sous pression.
Lors de la publication des résultats du S1 2026 le 27 juillet, le groupe avait signalé un effet de change négatif de 5 % pesant sur les ventes, ainsi qu'un effet périmètre défavorable de 1 % lié aux cessions de DFS et Marc Jacobs. En regard, la montée en puissance des créations de Jonathan Anderson pour Christian Dior et les performances des nouvelles boutiques Louis Vuitton à Pékin et Séoul figuraient parmi les signaux positifs retenus par le management. Le support à 406,45 € reste le niveau de référence immédiat à surveiller.