L'action LVMH grimpe de 2 % et signe 15 % de hausse sur un mois
Le numéro un mondial du luxe poursuit son redressement en fin d'après-midi à Paris, dans un CAC 40 nettement haussier. Le titre prolonge la dynamique enclenchée depuis fin mai sur le compartiment, alors que le climat de marché s'éclaircit avec la détente géopolitique et le reflux du Brent. La valeur s'inscrit parmi les hausses les plus marquées de l'indice phare.
Le titre franchit le seuil des 520 € et accumule plus de 14 % sur un mois
L'action LVMH gagne 2,07 % à 523,20 €, contre 512,60 € la veille. Le titre figure parmi les plus fortes hausses du CAC 40, qui progresse de 0,80 % à 8 451,44 points. Sur un mois, le gain atteint 14,84 % et sur le trimestre, 10,45 %, témoignant d'une nette inversion de tendance après un début d'année difficile pour le luxe parisien. La séance s'inscrit dans une journée d'appétit pour le risque, alimentée par l'accord-cadre américano-iranien dévoilé dimanche et par le reflux du baril, le Brent ayant cédé près de 4 % la veille pour s'approcher de 83 dollars.
Le mouvement intervient également à la veille de la conférence de presse de Kevin Warsh, qui présidera mercredi sa première réunion à la tête de la Fed. Le contexte sectoriel reste contrasté : les ventes de bijouterie et d'or en Chine reculaient encore de 21,3 % en avril sur un an selon le NBS, tandis que les exports horlogers suisses vers la Chine rebondissaient de 17,1 %. Cette lecture mitigée n'empêche pas la reconquête boursière du compartiment, déjà documentée le 15 juin lors de la cassure d'une résistance clé.
La MM200 à 542,56 € devient le prochain obstacle après la reprise des moyennes courtes
Sur le plan graphique, le titre creuse l'écart avec ses moyennes mobiles courtes : la MM20 à 480,18 € est désormais 8,96 % sous le cours et la MM50 à 474,17 € accuse 10,34 % de retard. La MM200, à 542,56 €, reste en revanche au-dessus du cours actuel (écart de -3,57 %) et incarne le prochain niveau à dépasser pour valider techniquement le retournement. Le RSI à 68 s'approche de la zone de surachat sans encore l'atteindre, traduisant l'intensité du rebond entamé fin mai.
Le MACD reste positif, avec une ligne à 9,56 nettement au-dessus de son signal à 5,73. Le consensus des analystes a connu plusieurs révisions ces dernières semaines, dont un abaissement d'objectif par Berenberg début juin. Le titre cumule désormais 8,45 % sur la semaine et reprend pied dans une dynamique de fond, la prochaine étape se situant à hauteur de la moyenne mobile 200 jours, autour de 542,60 €.