L'action LVMH grimpe de près de 3 % et franchit une résistance clé
Le numéro un mondial du luxe accélère en milieu de matinée à Paris, dans un CAC 40 nettement orienté à la hausse après l'accord-cadre américano-iranien. Le titre prolonge le rebond entamé fin mai sur l'ensemble du compartiment du luxe parisien.
Un rebond qui propulse le titre 10 % au-dessus de sa MM50
L'action LVMH gagne 2,8 % à 524,90 € en séance, franchissant la résistance des 510,60 € identifiée comme ancien seuil de référence. Le titre se hisse parmi les plus fortes hausses du CAC 40, dans un indice qui progresse de 1,14 % à la faveur de la détente du Brent et du retour de l'appétit pour les actifs risqués. La performance hebdomadaire ressort à près de 10 %, et le rebond atteint 13,9 % sur un mois.
Sur le terrain technique, le cours s'établit à 9,96 % au-dessus de la MM20 (477,36 €) et 10,89 % au-dessus de la MM50 (473,34 €), confirmant la reprise amorcée fin mai. La MM200, à 542,52 €, reste toutefois 3,25 % au-dessus du cours et constitue le prochain repère graphique. Le RSI à 67 traduit une dynamique nettement haussière, sans encore basculer en zone de surachat.
Le contexte géopolitique et chinois reste la toile de fond du compartiment
Le mouvement du jour s'inscrit dans un climat de marché transformé par l'accord-cadre annoncé entre Washington et Téhéran, qui prévoit la réouverture progressive du détroit d'Ormuz et a fait reculer le Brent d'environ 4 % en début de séance asiatique. Cette détente énergétique soulage l'ensemble des actifs cycliques européens, dont le luxe, fortement sensible à la confiance des consommateurs et à la conjoncture mondiale. La toile de fond sectorielle reste néanmoins contrastée.
Les ventes au détail de bijouterie et d'or en Chine reculent encore de 21,3 % sur un an en avril, tandis que les exports horlogers suisses vers le marché chinois progressent de 17,1 %, signe d'une demande qui peine à se stabiliser. La Banque mondiale a par ailleurs abaissé sa prévision de croissance mondiale 2026 à 2,5 %, plus bas niveau depuis la pandémie. Malgré ce rebond, le titre reste en repli de 3,25 % par rapport à sa moyenne mobile à 200 jours, qui constituera le prochain repère technique surveillé.