L'action Maurel et Prom recule de 2 %, à contre-courant du CAC 40 et du Brent
Dans un marché parisien qui termine pourtant dans le vert, Maurel et Prom fait figure d'exception à la baisse ce mercredi 16 septembre. Le producteur d'hydrocarbures recule alors même que le Brent dépasse les 105 dollars le baril, dans un contexte géopolitique tendu au Moyen-Orient.
Un repli de 2 % qui contraste avec un SBF 120 en hausse et un Brent bien orienté
Maurel et Prom termine la séance à 8,33 €, en retrait de 2 % par rapport à la clôture de la veille à 8,50 €, se classant parmi les plus fortes baisses du SBF 120 à la clôture du jour. Le mouvement détonne dans un environnement pourtant favorable au secteur pétrolier : le Brent cote à 105,92 dollars le baril, porté depuis début septembre par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, notamment la fermeture de l'oléoduc Est-Ouest saoudien après une attaque de drones et le resserrement du trafic autour du détroit d'Ormuz. Le SBF 120 finit quant à lui en hausse de 0,65 % à la clôture, ce qui rend le repli du titre d'autant plus visible.
Sur la semaine, le titre reste tout juste dans le vert avec un gain de 0,85 %, et affiche une progression de 2,52 % sur un mois. Sur un an, la performance reste très solide à +76,26 %, reflet de la forte revalorisation du titre depuis ses niveaux de fin 2025.
Les moyennes mobiles toujours franchies, mais le RSI amorce une détente depuis les sommets
Malgré la baisse du jour, Maurel et Prom conserve une configuration technique encore constructive. Le cours à 8,33 € reste au-dessus de ses trois moyennes mobiles : MM20 à 8,17 € (écart +1,96 %), MM50 à 8,10 € (+2,84 %) et MM200 à 8,14 € (+2,33 %). Ce triple coussin mobile constitue un plancher de court terme, d'autant que le support principal est identifié bien plus bas, à 7,71 €. Le RSI à 60 traduit une dynamique encore positive, sans atteindre la zone de surachat franche, ce qui laisse une marge avant toute tension sur le titre.
En revanche, la résistance à 8,65 € n'a pas été franchie et continue de plafonner les tentatives de rebond. Selon le consensus des analystes recensés, le titre se négocie à environ 7,1 fois les bénéfices de l'exercice en cours et 8,2 fois ceux de l'exercice suivant, une valorisation mesurée au regard du parcours boursier de la valeur sur douze mois. Le prochain test technique à surveiller reste le franchissement de la résistance à 8,65 €.