L'action Michelin cède 2,5 % et décroche du CAC 40, plombée par le regain de tensions en Iran
Le manufacturier clermontois marque une pause après plusieurs semaines de progression, dans un marché parisien lourdement chahuté par un regain de tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le titre reste néanmoins bien orienté sur les horizons courts, après avoir enchaîné les records intermédiaires en juin et début juillet.
Un repli qui n'entame pas l'avance sur les moyennes mobiles
L'action Michelin perd 2,2 % à 34,28 € en séance, contre 35,05 € la veille. Le recul s'inscrit dans un CAC 40 qui cède 2,24 %, dans le sillage d'une nouvelle escalade militaire entre Washington et Téhéran et d'un bond du Brent de plus de 5 % sur la séance, à 76,09 dollars. La volatilité se tend nettement, avec un VIX en hausse de plus de 20 %, à 18,71.
Malgré ce coup d'arrêt, le titre reste 6 % au-dessus de sa moyenne mobile à 50 jours (32,34 €) et 12,4 % au-dessus de sa MM200 (30,51 €), signe que la tendance de fond n'est pas remise en cause. Le RSI à 70 traduit toutefois un état de surachat au moment du repli, cohérent avec la prise de bénéfices observée à ce niveau, proche de la résistance identifiée à 35,11 €.
Une dynamique récente adossée à une actualité corporate dense
Le titre a gagné 7,5 % sur un mois et plus de 17 % sur trois mois, porté par une actualité corporate soutenue. Michelin a finalisé début juillet l'acquisition de Tex Tech Industries, spécialiste américain des textiles techniques ayant généré 128 M$ de chiffre d'affaires en 2025, troisième opération majeure de l'année dans la division Polymer Composite Solutions. Le groupe a également mis en avant lors de son Media Day des 9 et 10 juin le segment des pneumatiques de spécialité, qui pèse 17 % du chiffre d'affaires et affiche une rentabilité supérieure à la moyenne.
Le mouvement de désendettement industriel se poursuit par ailleurs aux États-Unis avec la fermeture programmée de l'usine BFGoodrich de Tuscaloosa d'ici fin 2028. La zone des 35,11 € reste le seuil technique à franchir pour prolonger la séquence haussière.