L'action Michelin recule de 2,5 % et bute sous sa résistance des 33,74 €
Le manufacturier clermontois ouvre la séance dans le rouge, à contre-courant d'une partie de la cote parisienne. Le titre marque une pause après plusieurs semaines de progression et figure dans la partie basse du CAC 40 ce matin, dans un climat de marché chahuté par le bond de la volatilité.
Le titre lâche du terrain mais conserve un coussin sur ses moyennes mobiles
L'action Michelin cède 2,31 % à 32,60 € à l'ouverture, alors que le CAC 40 perd 0,9 % et que le VIX s'envole de plus de 20 % à 20,19. Le repli ramène le titre sous sa résistance des 33,74 €, déjà identifiée comme un plafond technique, mais le cours reste au-dessus de ses trois moyennes mobiles. L'écart par rapport à la MM200 (30,36 €) atteint encore +7,38 %, signe que la tendance de fond reste haussière malgré la respiration du jour. Le RSI à 65 s'éloigne de la zone de surachat sans basculer en territoire négatif, tandis que le MACD reste positif (ligne à 0,55, signal à 0,43).
Le support technique à 30,23 € constitue le prochain repère baissier en cas de prolongation du mouvement. La séance s'inscrit dans un climat indiciel dégradé : Renault perd 4,35 %, Stellantis 3,59 %, STMicroelectronics 6,07 %, et l'ensemble du compartiment industriel et automobile est sous pression. Michelin se situe dans le bas de l'indice parisien, sans rejoindre les plus fortes baisses du CAC 40.
Un repli qui suit un rebond de plus de 14 % sur trois mois et plusieurs jalons stratégiques
La consolidation du jour intervient après une phase porteuse : le titre affiche encore +3,46 % sur un mois et +14,59 % sur trois mois, alimentée par la détente du Brent en juin et plusieurs rendez-vous corporate. Le 15 juin, le manufacturier avait attaqué la résistance des 34,48 €, qu'il n'a finalement pas franchie. Le groupe a par ailleurs mis en avant son segment des pneumatiques de spécialité lors de son Media Day des 9 et 10 juin, un pôle qui représente 17 % du chiffre d'affaires et affiche une rentabilité supérieure à la moyenne du groupe.
Sur le plan opérationnel, Michelin avait annoncé fin mai un projet d'adaptation des effectifs en France portant sur jusqu'à 1 500 suppressions de postes sur trois ans, exclusivement sur la base du volontariat. La résistance des 33,74 € reste le prochain niveau à reprendre pour relancer la dynamique haussière.