L'action Rémy Cointreau grimpe de près de 3 % malgré la pression des vendeurs à découvert
Le titre du groupe de cognac prolonge son redressement à la Bourse de Paris en toute fin de séance, dans un marché parisien orienté à la hausse. La valeur poursuit la reconstruction entamée depuis la publication de ses comptes annuels début juin, tandis que les vendeurs à découvert restent solidement installés au capital.
Un rebond qui repasse au-dessus de la MM50 mais bute encore sous la MM20
L'action Rémy Cointreau gagne 2,93 % à 42,88 €, contre 41,66 € la veille, alors que le SBF 120 progresse de 0,54 % en séance. Le titre évolue au-dessus de sa MM50 à 41,57 € (écart de +3,15 %) et de sa MM200 à 41,21 €, ce qui confirme la tendance de fond haussière installée depuis le printemps. En revanche, le cours reste légèrement en dessous de sa MM20 à 43,72 € (écart de -1,92 %), signe que le rebond du jour ne suffit pas encore à effacer la respiration entamée la semaine dernière.
Le RSI à 50 traduit un équilibre acheteurs-vendeurs, sans excès dans un sens ni dans l'autre. Sur trois mois, la valeur affiche toujours un gain de 15,1 %, alimenté par l'accueil du plan de transformation RC Forward, tandis que la performance hebdomadaire ressort en repli de 4,4 %. Cognac fait face à un environnement sectoriel dégradé, les exportations de la filière ayant reculé de 10,9 % en valeur sur 2024 selon la FEVS, ce qui donne d'autant plus de relief à la reprise récente du titre.
Un short cumulé de 5,28 % du capital qui reste installé malgré la reprise
Selon les déclarations consultées, cinq fonds cumulent une position courte nette de 5,28 % du capital de Rémy Cointreau, à peine moins qu'il y a un mois (5,38 %, soit -0,10 point). La baisse est marginale : les vendeurs à découvert n'ont pas allégé leur pari baissier malgré le parcours du titre depuis la publication des résultats annuels du 4 juin. Ce niveau reste élevé et signale qu'une partie du marché continue de miser sur une correction, dans un secteur des spiritueux exportateurs où la marge opérationnelle de la maison a reculé de 2,6 points organiques à 17,7 % et où le dividende a été divisé par deux.
Ce positionnement mérite d'être suivi sans être surinterprété : il traduit une prudence persistante d'investisseurs institutionnels, pas nécessairement un scénario partagé par l'ensemble du marché. Côté avis d'analystes, la résistance à 45,42 €, sur laquelle le titre a buté à plusieurs reprises en juin, reste le prochain niveau technique à surveiller pour valider une reprise plus franche.