L'action Renault recule de 2,33 % dans un marché européen fragilisé par les tensions commerciales
Le titre du constructeur automobile a terminé la séance du vendredi 10 octobre à 34,33 €, en repli de 2,33 % par rapport à la clôture de la veille établie à 35,15 €. Ce mouvement baissier s'inscrit dans une tendance négative à court terme, avec une perte cumulée de 4 % sur les sept derniers jours et de 16,63 % sur trois mois. Les échanges sont restés modérés, la part du capital échangée atteignant 0,35 %, traduisant une activité contenue dans un contexte de marché globalement défavorable. Sur un an, la performance du titre affiche un recul de 12,76 %, contrastant avec la progression de 4,73 % enregistrée par le CAC 40 sur la même période.
La baisse observée ce vendredi s'explique en grande partie par un mouvement de défiance généralisé sur les marchés européens. Le CAC 40 a cédé 1,53 % pour clôturer à 7 918 points, plombé par les menaces du président américain Donald Trump d'augmenter massivement les droits de douane sur les produits chinois. Le secteur automobile, particulièrement exposé aux tensions commerciales sino-américaines, a subi de fortes pressions depuis le début de la semaine. Dès le 8 octobre, Renault figurait parmi les plus fortes baisses du CAC 40 à la mi-séance, impacté par l'avertissement sur résultats lancé par BMW en raison d'une activité décevante en Chine. Par ailleurs, le 10 octobre, le constructeur a annoncé avoir remporté deux trophées au salon EQUIP AUTO 2025 pour ses innovations en après-vente, une reconnaissance qui n'a toutefois pas suffi à soutenir le cours. Le 7 octobre, HSBC avait maintenu sa recommandation à l'Achat avec un objectif de cours de 47 €, tablant sur une marge opérationnelle autour de 6,5 % pour 2025, conformément aux prévisions revues à la baisse par le groupe en juillet dernier.
Sur le plan technique, le titre évolue désormais dans la partie basse de ses bandes de Bollinger, comprises entre 34,19 € et 35,98 €, ce qui traduit une contraction récente de la volatilité et une possible phase de consolidation. Le cours reste légèrement au-dessus de sa moyenne mobile à 50 jours, positionnée à 33,80 €, mais demeure nettement en retrait de sa moyenne à 200 jours, établie à 42,34 €, signe d'une pression baissière persistante à moyen terme. Le seuil de support immédiat se situe à 32,56 €, offrant une marge de sécurité limitée en cas de nouvelle dégradation. L'indice de force relative, à 48, se maintient en zone neutre, n'indiquant ni signal d'achat ni signal de vente marqué. Le beta particulièrement faible de 0,15 explique en partie la moindre volatilité du titre par rapport aux mouvements du marché, rendant l'action moins sensible aux variations de l'indice parisien. Enfin, le Chaikin Money Flow négatif à -0,11 et un On-Balance Volume en territoire négatif confirment la prédominance des flux vendeurs, cohérente avec le contexte baissier observé ces dernières semaines.