L'action Rexel casse son support à 35,40 € et glisse vers un plancher
La reprise hebdomadaire amorcée début septembre vole en éclats ce lundi pour Rexel. Le distributeur de matériel électrique repasse nettement sous un seuil technique surveillé depuis plusieurs séances, dans un contexte de marché tendu par les décisions monétaires à venir cette semaine et par la flambée du pétrole.
Un support à 35,40 € enfoncé et trois moyennes mobiles perdues simultanément
La séance est difficile pour Rexel : le titre cède 3,23 % à 35,33 €, après avoir enfoncé son support à 35,40 € en séance, où il reste coincé sous ce niveau. Le repli place le titre en dessous de ses trois moyennes mobiles de référence : la MM20 à 36,29 € (écart de -2,65 %), la MM50 à 37,05 € (écart de -4,64 %) et la MM200 à 35,82 € (écart de -1,37 %). Ce passage simultané sous les trois moyennes traduit une dégradation technique notable, d'autant que la valeur avait déjà repassé sous ses premières moyennes mobiles le 10 septembre, effaçant une partie du rebond construit en début de semaine dernière.
Sur un mois, le repli atteint désormais près de 6 %, alors que la résistance des 37,95 € paraît lointaine. Le RSI à 49 reste neutre, sans signe d'épuisement vendeur marqué à ce stade. Le rang 110 sur 120 dans le SBF 120 place Rexel parmi les plus fortes baisses de l'indice ce lundi.
Un contexte macro dégradé et des fondamentaux S1 en tension sur l'endettement
La séance s'inscrit dans un environnement global sous pression. Le VIX bondit de près de 14 % en intraday, le CAC 40 cède 0,78 % et le SBF 120 recule de 0,77 %, sur fond de « super semaine » de banques centrales : la Fed se réunit mercredi, la Banque d'Angleterre jeudi et la Banque du Japon vendredi. Les marchés évaluent à 85-90 % la probabilité d'un relèvement de 25 points de base de la Fed, après une inflation américaine à 3,4 % en août. Parallèlement, le Brent a grimpé jusqu'à 108,41 $/baril ce matin, au plus haut de l'année, sous l'effet des tensions au Moyen-Orient et de la fermeture de l'oléoduc saoudien Est-Ouest.
Ce contexte de taux et d'énergie pèse sur la valorisation des valeurs exposées à la demande de construction et d'équipement, comme Rexel. Sur le plan fondamental, les résultats du S1 2026 publiés le 27 juillet avaient mis en évidence une hausse de l'endettement net de 690 M€ depuis fin 2025, à 3 322 M€, et une légère dégradation du besoin en fonds de roulement opérationnel à 16,3 % des ventes. La société avait toutefois relevé ses objectifs 2026, avec un carnet de commandes annoncé en progression. Le prochain niveau à suivre reste la zone des 35,33 €, dernier cours en séance, sous laquelle le titre n'a plus de plancher technique identifié à court terme avant les 34 € environ.