L'action Rémy Cointreau recule de 2,68 % à la clôture ce lundi 24 novembre
Le producteur de cognac Rémy Cointreau a clôturé la séance du lundi 24 novembre à 39,94 euros, en repli de 2,68 % par rapport à la veille où le titre s'établissait à 41,04 euros. Cette baisse s'inscrit dans un marché parisien lui-même orienté à la baisse, le CAC 40 ayant cédé 0,29 % à 7 959,67 points. Les échanges sont restés modérés avec seulement 0,26 % du capital échangé, reflétant une prudence persistante des investisseurs.
Le recul observé ce lundi s'inscrit dans une dynamique baissière marquée pour le titre du groupe charentais. Sur une semaine, Rémy Cointreau enregistre une perte de 7,16 %, tandis que la correction atteint 29,06 % sur trois mois et 28,23 % sur un an. Cette érosion contraste fortement avec la performance du CAC 40, en hausse de 9,71 % sur douze mois, illustrant les difficultés spécifiques du secteur des spiritueux premium. Le cours de 39,94 euros se rapproche dangereusement du seuil de support technique identifié à 39,96 euros, un niveau qui pourrait constituer un point d'ancrage psychologique pour les investisseurs.
La tendance demeure structurellement orientée à la baisse comme l'illustre la position du cours par rapport aux moyennes mobiles de référence. Le titre évolue nettement sous sa moyenne mobile à 50 jours, établie à 45,35 euros, soit un écart de plus de 13 %, et encore plus loin de sa moyenne mobile à 200 jours à 48,13 euros. L'ensemble des vingt dernières valeurs de la MM50 montre une trajectoire descendante continue, de 49,11 euros à 45,45 euros, confirmant l'absence de signal de retournement à moyen terme. Cette configuration technique traduit une pression vendeuse soutenue qui maintient le titre dans un canal baissier depuis plusieurs mois.
Sur le plan de l'actualité récente, Rémy Cointreau a publié le 30 octobre dernier des résultats semestriels 2025-26 décevants, marqués par un chiffre d'affaires en recul de 4,2 % en organique à 489,6 millions d'euros. Le groupe a simultanément abaissé ses objectifs annuels, anticipant désormais une croissance organique comprise entre stable et low-single-digit contre mid-single-digit précédemment. Cette révision à la baisse s'explique par la détérioration des conditions de marché en Chine et un rebond moins fort qu'attendu aux États-Unis, deux zones géographiques stratégiques pour le producteur de cognac. Le groupe prévoit également une baisse organique du résultat opérationnel courant comprise entre low double-digit et mid-teens, contre mid-single digit auparavant.
L'environnement demeure complexe avec l'impact persistant des droits de douane, estimé à un impact net de 25 millions d'euros pour l'exercice en cours après la mise en œuvre de plans d'actions. La présence de quatre positions courtes nettes représentant environ 0,75 % du capital témoigne également d'un positionnement prudent de certains investisseurs institutionnels sur la valeur. Cette méfiance s'explique par les incertitudes géopolitiques et commerciales qui pèsent sur les perspectives du groupe, notamment les tensions tarifaires entre la Chine et l'Occident.
D'un point de vue technique, le RSI s'établit à 41, un niveau qui situe le titre en zone neutre mais avec une légère inclinaison vers la zone de survente, sans toutefois atteindre les extrêmes observés mi-novembre lorsque l'indicateur était descendu à 24. Cette remontée partielle du RSI témoigne d'une respiration technique après la forte correction des dernières semaines, mais reste insuffisante pour valider un retournement de tendance. Le CMF (Chaikin Money Flow) à -0,24 confirme par ailleurs une pression vendeuse dominante, indiquant que les volumes d'achat ne parviennent pas à compenser les flux de vente.
Le MACD affiche quant à lui une configuration toujours négative avec une ligne MACD à -1,57 et une ligne de signal à -1,33, générant un histogramme de -0,23. Cette divergence baissière suggère que la dynamique négative reste bien présente, même si l'écart entre les deux lignes tend à se réduire légèrement. Le cours évolue par ailleurs dans la partie inférieure de ses bandes de Bollinger, avec une borne inférieure à 38,47 euros et une borne supérieure à 48,11 euros, confirmant l'absence de survente extrême mais illustrant la faiblesse persistante du titre. La volatilité à un mois de 11,13 % demeure élevée, reflétant l'instabilité qui caractérise actuellement la valeur dans un contexte sectoriel et macroéconomique difficile.