L'action Rubis rebondit et attaque sa résistance à 36,20 €
Rubis reprend de la hauteur ce lundi, portée par un rebond qui contraste avec le repli enregistré vendredi dernier. Le titre figure parmi les plus fortes hausses du SBF 120, dans un marché parisien globalement orienté à la hausse, alors que le Brent cède du terrain sur fond d'espoirs diplomatiques autour du conflit Iran-États-Unis.
Un rebond de 2,24 % qui ramène le titre au contact direct de sa résistance
Rubis cote à 35,62 € en séance, en hausse de 2,24 % par rapport à la dernière clôture de vendredi (34,84 €). Le rebond efface l'essentiel du repli de vendredi et replace le titre à quelques centimes seulement de sa résistance à 36,20 €, un niveau que le titre n'a pas été en mesure de franchir durablement depuis plusieurs semaines. Sur un mois, le titre affiche un gain de 4,4 %, et de 7,1 % sur trois mois, ce qui témoigne d'une dynamique positive entamée après la publication des résultats du premier semestre 2026 le 8 septembre.
Ce jour-là, le groupe avait relevé son objectif d'EBITDA pour l'ensemble de l'exercice, une guidance revue à 800 millions d'euros qui avait propulsé le titre de 5 % en une seule séance. La reprise du jour intervient en outre alors que le Brent recule à 100,83 dollars le baril (soit -2,93 % en séance), une détente qui, dans l'immédiat, constitue un signal ambigu pour un distributeur d'énergie dont les volumes et les marges sont partiellement liés aux niveaux de prix du pétrole.
Des moyennes mobiles clairement dépassées mais un RSI qui ne signale pas encore la surchauffe
Le titre évolue au-dessus de ses trois moyennes mobiles : il dépasse de 3,46 % la MM20 (34,43 €), de 5,98 % la MM50 (33,61 €) et de 5,14 % la MM200 (33,88 €). Cette configuration haussière est solide depuis la publication des résultats semestriels, et le cours n'est jamais repassé sous ces niveaux depuis. Le RSI à 54 reste en zone neutre, loin d'un signal de surachat, ce qui laisse une marge technique avant un éventuel essoufflement de la dynamique.
La résistance à 36,20 € représente désormais le test immédiat : lors du repli de vendredi, le titre avait cédé ce niveau après y avoir buté. Un franchissement durable de ce seuil ouvrirait la voie vers des niveaux inexplorés depuis plusieurs mois, tandis qu'un nouvel échec refermerait la séquence haussière post-résultats sur un plafond récurrent. Par ailleurs, lors de la publication des résultats du premier semestre 2026 (le 8 septembre 2026), le groupe avait signalé que le maintien de prix du pétrole élevés pesait sur la demande au second semestre et que la demande au Nigéria devrait être plus modérée, deux facteurs à suivre dans les prochaines publications d'activité.