Engie : EBIT hors nucléaire en hausse organique de 10,9 % au troisième trimestre, perspectives 2026 dans le haut de la fourchette
Engie a publié le 5 novembre 2026 ses résultats à fin septembre, qui font apparaître une accélération de la croissance organique en cours d'année. L'EBIT hors nucléaire a progressé de 10,9 % en organique sur le seul troisième trimestre, contre une hausse organique de 3,3 % sur l'ensemble des neuf premiers mois.
À 7,0 Md€, cet agrégat affiche une hausse publiée de 9,7 %, qui intègre UK Power Networks, consolidé depuis mai 2026. Sur cette base, le groupe attend désormais un résultat net récurrent part du groupe 2026 dans le haut de sa fourchette de 4,9 à 5,5 Md€.
UK Power Networks porte la hausse publiée, l'organique accélère au troisième trimestre
La contribution de UK Power Networks à l'EBIT atteint 452 M€ depuis mai 2026. La lecture publiée de l'EBIT hors nucléaire intègre cet apport, ce qui explique l'écart avec la progression organique sur neuf mois. L'effet de l'acquisition s'ajoute donc à une base organique dont la croissance reste plus modérée sur le cumul.
Le rythme a toutefois changé en cours d'année : avec 10,9 % de hausse organique au troisième trimestre, la dernière période isolée progresse nettement plus vite que la moyenne des neuf mois. Catherine MacGregor, directrice générale, évoque « une croissance organique significative au cours des deux derniers trimestres, à laquelle s'ajoute désormais la contribution de UK Power Networks ».
Le plan de performance a apporté une contribution d'environ 400 M€ sur la période. La directrice générale cite cet apport, aux côtés du déploiement des capitaux, parmi les éléments qui permettent au groupe de poursuivre sa stratégie « malgré un environnement macroéconomique volatil ».
Renouvelables et stockage : 60,2 GW installés et 6,6 GW en construction
L'activité Renewables & BESS (renouvelables et stockage par batteries) disposait à fin septembre 2026 de 60,2 GW de capacités installées, auxquels s'ajoutent 6,6 GW en construction. Le groupe a signé plus de 3 GW de contrats d'achat d'électricité de long terme (PPA) sur les neuf premiers mois, ce qui alimente le volume de capacités sous contrat.
Le stockage prend une place croissante dans ce portefeuille : Engie revendique plus de 10 GW de capacités de stockage en exploitation et en construction dans le monde à fin septembre. La directrice générale indique que le groupe a « accéléré le développement » de son parc de batteries en Europe.
Ce déploiement s'est poursuivi après la clôture du trimestre. Le 29 octobre 2026, le groupe avait annoncé la mise en service de 450 MW de solaire en Inde, au Rajasthan et au Gujarat, pays où il indiquait disposer d'environ 2 GW de capacité en exploitation ou en construction.
Dette nette économique à 62,5 Md€, nucléaire belge en négociation jusqu'au 12 décembre
La génération de trésorerie s'établit à 7,5 Md€ de CFFO, un indicateur que le groupe définit comme le free cash-flow avant capex de maintenance et dépenses de sortie du nucléaire. La dette nette économique atteint 62,5 Md€, pour un ratio dette nette économique sur EBITDA de 4,2 fois.
Ce ratio ne prend en compte que cinq mois de consolidation de UK Power Networks dans l'EBITDA. Sur le dossier belge, Engie a obtenu un délai supplémentaire, jusqu'au 12 décembre 2026, pour conclure l'accord de principe (Heads of Terms) dans le cadre de la potentielle acquisition de ses activités nucléaires par l'État belge.
La publication intervient au lendemain du franchissement d'une résistance à 23,64 €, qui survient après un long repli ayant laissé l'action sous la plupart de ses moyennes mobiles.
Les neuf premiers mois associent ainsi une accélération organique au troisième trimestre et l'intégration de UK Power Networks, dont l'apport ne pèse encore que partiellement dans le ratio d'endettement publié.