Engie et l'État belge reportent au 12 décembre l'accord sur le nucléaire, le prix divise
Le report, d'un mois au maximum, porte sur l'étape qui doit fixer les grandes lignes de la potentielle reprise des activités nucléaires du groupe par l'État belge. Les parties reconnaissent elles-mêmes que des divergences significatives subsistent, notamment sur le prix de la transaction.
Une date cible décalée au 12 décembre 2026 pour les Heads of Terms
L'État belge, Engie S.A. et Electrabel NV/SA ont convenu de reporter au 12 décembre 2026 la date cible prévue pour la conclusion des Heads of Terms. Ce document, appelé à formaliser les principaux termes de l'opération, était prévu par la lettre d'intention du 29 avril 2026.
L'opération concernée est la potentielle acquisition des activités nucléaires par l'État belge. Le dossier reste donc au stade des discussions : aucune cession n'est actée, et la lettre d'intention du 29 avril 2026 constitue le cadre des négociations.
Les signataires justifient ce report par les circonstances actuelles, ainsi que par la complexité et l'ampleur de l'opération envisagée. Ils indiquent s'accorder un délai supplémentaire pour poursuivre leurs échanges, et précisent que ce délai est limité à un mois au maximum.
Ce plafond donne au calendrier un caractère resserré.
Le report ne repousse pas l'échéance de manière ouverte : il fixe au 12 décembre 2026 une nouvelle date cible pour la conclusion des Heads of Terms.
Des progrès revendiqués, mais un écart persistant sur la valorisation
Selon le communiqué, les discussions approfondies menées ces derniers mois entre Engie et l'État belge ont permis de progresser et de renforcer la compréhension mutuelle des enjeux. Les parties présentent ainsi les échanges écoulés comme constructifs sur le fond.
Le texte mentionne toutefois des divergences significatives qui subsistent, notamment sur la valorisation de la transaction. C'est le point le plus concret du communiqué : l'écart porte en premier lieu sur le prix auquel les activités nucléaires pourraient changer de mains.
Les parties disent vouloir prendre le temps nécessaire pour tenter de rapprocher leurs positions. La formulation retenue, « tenter de rapprocher », laisse l'issue ouverte : le délai supplémentaire est présenté comme une période de négociation, sans garantie d'aboutissement à la nouvelle date cible.
Une annonce à la veille des comptes du groupe
Le communiqué a été publié le 4 novembre 2026, à la veille d'un rendez-vous comptable pour Engie. Le même jour, l'action avait franchi sa résistance à 23,64 € dans un marché parisien bien orienté, prolongeant un rebond amorcé la semaine précédente.
Ce mouvement faisait suite à un long repli : le 19 octobre 2026, le titre affichait un recul de 4,5 % sur un mois et évoluait sous l'ensemble de ses moyennes mobiles.