L'action Schneider Electric baisse de 4 % et teste un support critique
Le titre du spécialiste de la gestion de l'énergie et de l'automatisation industrielle subit ce jeudi un net repli, dans un contexte de marchés européens fragilisés. Schneider Electric cède plus de 4 % en séance, s'approchant dangereusement de son seuil de support technique, tandis que le CAC 40 recule de 1,16 % au même moment.
Un décrochage amplifié par l'escalade entre Washington et Téhéran
L'action Schneider Electric s'échange autour de 230,15 euros ce jeudi à la mi-journée, en recul de 4,08 % par rapport à la clôture de la veille (239,95 euros). Sur une semaine glissante, le repli atteint désormais 7,18 %, effaçant une bonne partie de la performance annuelle, ramenée à 6,6 %.
Ce mouvement s'inscrit dans une séance marquée par l'intensification des tensions au Moyen-Orient. L'effondrement des espoirs de cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, après le démenti formel de Téhéran quant à une demande de trêve, a ravivé l'aversion au risque sur l'ensemble des places européennes. Le Brent a bondi d'environ 6 % en vingt-quatre heures, repassant au-dessus de 108 dollars le baril, un facteur qui pèse sur les industriels exposés aux coûts énergétiques mondiaux. Le CAC 40 cède 1,16 % en séance, et le SBF 120 recule dans les mêmes proportions. D'autres valeurs industrielles cotées à Paris subissent également des dégagements significatifs : Airbus perd 2,51 % et Safran abandonne 1,75 %. Le VIX, indice de volatilité, reste à un niveau de tension élevée (25,25 points à la clôture du 31 mars), reflétant un environnement de marché nerveux.
Goldman Sachs et Oddo BHF maintiennent leurs convictions malgré la pression technique
Sur le plan technique, le cours de Schneider Electric se rapproche du support situé à 227,55 euros, un seuil dont le franchissement à la baisse pourrait accentuer la dynamique vendeuse. Le titre évolue désormais sous ses moyennes mobiles à 20, 50 et 200 jours (respectivement 244,62, 249,59 et 236,19 euros), confirmant un biais baissier à court terme.
Côté recommandations d'analystes, Goldman Sachs a révisé ce jeudi même son objectif de cours de 322 à 302 euros, tout en conservant un avis à l'achat. En début de semaine, Oddo BHF avait déjà abaissé sa cible de 318 à 294 euros, maintenant de son côté une recommandation de surperformance. Ces deux objectifs, bien qu'en recul, laissent entrevoir un potentiel de hausse respectivement de 31 % et de 28 % par rapport au cours actuel. La prochaine échéance calendaire à surveiller reste la publication des résultats du premier trimestre 2026, programmée le 30 avril, qui pourrait fournir de nouveaux repères fondamentaux aux intervenants de marché.