L'action Schneider Electric bondit de 2,91 %
Schneider Electric progresse nettement ce lundi à la mi-journée, dans un marché parisien qui a brutalement changé de direction en cours de séance. Le titre gagne 2,91 % à 244,05 euros, après avoir clôturé vendredi à 237,15 euros. Ce rebond s'inscrit dans un contexte de désescalade entre Washington et Téhéran, qui a permis au CAC 40 d'effacer ses pertes matinales.
Un retournement de séance alimenté par l'apaisement des tensions au Moyen-Orient
Le CAC 40, en repli de plus de 2 % en début de matinée sous l'effet des craintes liées à un éventuel conflit armé au Moyen-Orient, a opéré un retournement spectaculaire après l'annonce de discussions qualifiées de « très fructueuses » entre les États-Unis et l'Iran, entraînant le report des frappes militaires américaines. L'indice parisien évolue désormais en hausse de 0,61 % en séance, à 7 712,03 points. Le SBF 120 progresse dans les mêmes proportions (+0,63 %).
Schneider Electric profite pleinement de ce regain d'appétit pour les valeurs industrielles européennes. Le titre affiche l'un des plus forts rebonds de la séance, aux côtés d'autres poids lourds du secteur : Airbus avance de 2,57 % et Safran gagne 1,56 %. La menace d'une perturbation des flux pétroliers transitant par le détroit d'Ormuz s'éloignant temporairement, les valeurs liées à la gestion de l'énergie et aux infrastructures industrielles retrouvent de la vigueur après une semaine précédente difficile, le titre accusant un recul de 1,59 % sur sept jours.
Des indicateurs techniques qui restent sous pression malgré le sursaut du jour
Malgré la hausse significative de ce lundi, la configuration technique de Schneider Electric demeure fragile. Le RSI (indice de force relative, qui mesure les conditions de surachat ou de survente d'un titre) s'établit à 29, soit en zone de survente — un niveau qui traduit une pression vendeuse dominante sur les dernières semaines. Le cours évolue par ailleurs nettement sous sa moyenne mobile à 50 jours, située à 249,04 euros, ce qui confirme une tendance baissière de court terme encore intacte.
Le rebond du jour ramène toutefois le titre au-dessus de son support identifié à 237,15 euros, niveau correspondant à la clôture de vendredi et à la borne inférieure des bandes de Bollinger (236,40 euros). La résistance la plus significative se situe à 276,70 euros, soit un écart de plus de 13 % par rapport au cours actuel. Sur trois mois, la performance reste positive (+3,17 %), tandis que la progression sur un an atteint 5,31 %. Le prochain rendez-vous majeur pour les actionnaires est fixé au 30 avril, date de publication des résultats du premier trimestre 2026.