L'action Schneider Electric en tête du CAC 40, gagne 2,5 % ce mardi
Le spécialiste des équipements électriques se hisse en tête de l'indice parisien ce mardi matin, dans un marché européen orienté à la hausse après la détente géopolitique au Moyen-Orient. Le titre prolonge le rebond amorcé la veille et s'éloigne de sa zone de consolidation. La conférence Industrials de J.P. Morgan, qui débute ce jour, offre une caisse de résonance à la valeur.
Le titre prend la tête du CAC 40 et repasse au-dessus de ses trois moyennes mobiles
L'action Schneider Electric gagne 2,42 % à 276,70 € en milieu de matinée, signant la plus forte hausse du CAC 40 devant Safran (+2,4 %) et Legrand (+1,81 %). Le mouvement prolonge le rebond de la veille et porte le gain hebdomadaire à 2,3 %, sur fond d'embellie générale après l'accord préliminaire entre Washington et Téhéran. Le CAC 40 progresse de 0,71 % à 8 443,85 points, dans le sillage du DAX (+1,14 %) et du Nasdaq qui avait clôturé en hausse de 2,37 % lundi.
Le titre repasse nettement au-dessus de ses trois moyennes mobiles, avec un écart de 2,49 % par rapport à la MM20 (269,97 €) et de 11,75 % au-dessus de la MM200 (247,60 €). Le RSI à 52 traduit une configuration neutre, sans tension acheteuse marquée malgré le rallye du jour. La résistance identifiée à 287,15 € reste la prochaine borne haute à observer, après avoir été testée début juin lors du précédent assaut sur le record historique.
Conférence J.P. Morgan Industrials et toile de fond macro toujours sensible
Schneider Electric participe ce mardi à la conférence J.P. Morgan European Industrials organisée dans le Surrey, rendez-vous traditionnel d'échanges entre les directions financières des grands industriels européens et les investisseurs institutionnels. Cet événement intervient alors que le climat de la construction reste dégradé en France (-17,2 en mai selon Eurostat/INSEE) et que la production du bâtiment recule de 2,8 % sur un an, un contexte sectoriel qui pèse sur la demande d'équipement de fin de cycle, partiellement compensé par la dynamique des centres de données et de l'électrification.
En toile de fond, la première réunion du FOMC sous la présidence de Kevin Warsh s'ouvre ce jour à Washington, avec un taux directeur attendu inchangé dans la fourchette 3,50-3,75 %. Le repli du Brent de 4 % la veille, en réaction à l'accord préliminaire prévoyant la réouverture du détroit d'Ormuz, allège la prime de risque sur l'ensemble des valeurs cycliques européennes. Le prochain rendez-vous d'agenda reste la résistance des 287,15 €, dont le franchissement ouvrirait la voie à la zone de plus haut historique.