L'action Schneider Electric rebondit mais reste plombée par 9 % perdus en un mois
Après une semaine éprouvante marquée par une chute brutale lundi, le titre parisien se redresse en séance ce mercredi, dans un CAC 40 lui-même orienté à la hausse. Le rebond intervient alors que le groupe reste sous ses deux premières moyennes mobiles et que la Fed doit statuer sur ses taux dans la journée.
Un rebond technique dans un contexte de marché sous tension monétaire
Schneider Electric gagne 1,34 % à 279 € en séance, après avoir cédé plus de 5 % lundi dans un marché secoué par un pic de volatilité. Le CAC 40 progresse de 0,4 % dans le même temps, et le SBF 120 avance de 0,43 %, ce qui place le titre parmi les plus fortes hausses de l'indice parisien. Le rebond s'inscrit dans une semaine décisive pour les banques centrales : la Réserve fédérale américaine est attendue ce mercredi pour relever son taux directeur d'un quart de point, une première depuis trois ans, alors que l'inflation reste jugée trop élevée par son président Kevin Warsh.
Cette perspective de resserrement monétaire prolongé pèse sur les valorisations des industriels de croissance en général, dans un contexte où les rendements obligataires restent sous pression. Sur le plan macroéconomique, les données chinoises publiées ce mercredi montrent une production industrielle en hausse de 5,2 % sur un an en août, mais une consommation des ménages qui stagne à +0,4 %, un point de vigilance pour un groupe dont une partie de l'activité est exposée à la demande en équipements industriels et en automatisation dans la région.
Des moyennes mobiles qui plafonnent le rebond, à près de 9 % de recul sur un mois
Malgré la reprise du jour, le titre reste sous pression technique. Il cote 4,37 % sous sa MM20 à 291,75 € et 2,29 % sous sa MM50 à 285,54 €, deux seuils qui forment désormais un plafond rapproché après le décrochage de lundi. Seule la MM200 à 263,23 € reste nettement en dessous du cours actuel, avec un écart de près de 6 %, ce qui atteste d'une tendance de fond haussière préservée sur le long terme. Sur un mois, la perte atteint près de 9 %, ce qui efface une bonne partie du chemin parcouru depuis le début du trimestre, même si la performance à trois mois reste positive à +3,28 %.
Le RSI à 39 signale une configuration modérément vendeuse, sans atteindre la zone de survente franche, ce qui laisse une marge de poursuite du repli avant un éventuel rebond plus marqué. Le support à 272,05 € constitue le premier niveau à suivre si la correction devait reprendre. Lors de la publication des résultats du premier semestre 2026, le 31 juillet, la direction avait relevé ses objectifs annuels en s'appuyant sur un carnet de commandes à un niveau record et une forte demande pour ses solutions d'électrification et d'automatisation.