L'action SCOR SE casse sa MM50 et perd plus de 6 % en une semaine
Le réassureur parisien poursuit son repli ce mercredi, dans un SBF 120 lui aussi dans le rouge. La pression vendeuse ramène le titre sous ses moyennes mobiles à 20 et 50 jours, tandis que la baisse sur la semaine dépasse désormais 6 %.
Un repli qui aggrave le décalage par rapport aux moyennes mobiles de court terme
L'action Scor SE cède 1,77 % à 32,18 € en séance, contre une clôture à 32,76 € la veille. Ce mouvement s'inscrit dans un contexte de marché globalement baissier : le CAC 40 perd 1,79 % et le SBF 120 recule de 1,72 % à la mi-journée. Le titre n'en reste pas moins parmi les valeurs en retrait dans son indice, avec un rang de 83e sur 120 membres. Sur la semaine, le repli atteint 6,18 %, après déjà un recul de 2,5 % lundi dernier qui avait amené le titre au contact de sa MM50.
Ce contact a finalement cédé : le cours est désormais en dessous de la MM50 à 33,27 € (écart de -3,28 %) et de la MM200 à 33,79 € (écart de -4,76 %). Seule la MM200 à 30,65 € reste en dessous du cours actuel, offrant un coussin de 4,99 %. Le RSI à 39 se rapproche de la zone de survente sans encore l'atteindre, ce qui traduit une pression vendeuse persistante depuis plusieurs semaines sans signal d'épuisement net pour l'instant.
Une valorisation modeste et des fondamentaux qui restent un point d'ancrage pour la valeur
Malgré ce repli de court terme, Scor SE conserve un gain de 16,51 % sur un an et de 6,7 % sur trois mois, ce qui nuance la dégradation récente. Sur le plan de la valorisation, le titre se paie environ 7,3 fois les bénéfices attendus pour l'exercice en cours et 7,0 fois ceux de l'exercice suivant, selon le consensus des analystes recensés, avec une croissance du bénéfice par action projetée à +3,5 % d'un exercice à l'autre. Ces niveaux restent modestes dans le secteur de la réassurance. À noter que lors de la publication des résultats du T1 2026, le 6 mai, la direction avait exprimé sa confiance dans la capacité du groupe à atteindre ses objectifs annuels.
Le contexte sectoriel reste par ailleurs marqué par une sinistralité climatique élevée en France (1,2 milliard d'euros de sinistres Cat Nat en 2024, fréquence multipliée par quatre depuis 2015), ce qui pèse structurellement sur les conditions de souscription du secteur. Par ailleurs, la remontée des taux longs en Europe, avec le rendement du Bund 10 ans proche d'un plus haut de 15 ans autour de 3,40 %, représente un élément historiquement défavorable pour un réassureur dont la valorisation est sensible à l'évolution des indicateurs d'inflation. Le support à 32,76 €, correspondant au cours de clôture de la veille, est désormais dépassé à la baisse ; le prochain niveau de référence identifié se situe sur la MM200 à 30,65 €.