L'action SES bascule sous son support de 4,28 € et perd 42 % sur le trimestre
L'opérateur satellitaire luxembourgeois subit une nouvelle pression ce jeudi, dans un marché parisien lui-même orienté à la baisse sur fond de tensions budgétaires françaises. Le titre s'inscrit dans le peloton de queue du SBF 120, prolongeant une dégradation de fond qui s'est considérablement accentuée depuis l'été.
Un support franchi à la baisse dans un marché sous tension budgétaire
L'action SES cède 3,79 % en séance à 4,16 €, enfonçant le seuil de support à 4,28 € identifié comme niveau charnière. Le franchissement est confirmé, le cours restant nettement en dessous à l'heure de la mi-séance. Ce repli intervient alors que le CAC 40 recule de 1,27 % et le SBF 120 de 1,30 % en séance, dans un contexte dominé par les tensions sur la dette française : Le rendement de l'OAT à dix ans a atteint 4,86 %, son niveau le plus haut depuis 2008, tandis que l'écart avec le Bund allemand atteint 1,17 point, un sommet depuis 2012.
L'adoption difficile du budget 2027, examiné ce jour en Conseil des ministres, ajoute une couche d'incertitude qui pèse sur l'ensemble de la cote parisienne. Le RSI à 31 traduit une configuration proche de la survente, sans que cela signale pour autant un retournement imminent.
Une tendance de fond sévèrement dégradée malgré des annonces récentes
Sur la semaine, le titre accuse déjà un recul de près de 12 %, portant la perte sur trois mois à 41,97 %. Deux actualités récentes n'ont pas suffi à enrayer la glissade : la prolongation du partenariat avec Sky pour la diffusion satellite au Royaume-Uni et en Irlande, annoncée mercredi, et l'offre de rachat de son obligation 2027 de 500 millions d'euros, engagée le 28 septembre pour lisser le profil de dette du groupe. Le cours reste en dessous de la MM20 à 4,67 € (écart de près de 11 %) et plus encore sous la MM50 à 5,23 €, qui matérialise un écart de plus de 20 %. Dans ce contexte, les avis des analystes sur la valeur restent à surveiller, d'autant que la prochaine résistance identifiée ne se situe qu'à 5,21 €, soit un rebond théorique de plus de 25 % depuis les niveaux actuels.