L'action SES rebondit mais accuse toujours -34,5 % sur trois mois
Le titre reprend de la couleur ce mardi, à rebours d'une tendance de fond lourdement dégradée sur trois mois. L'opérateur satellitaire luxembourgeois a annoncé la veille une opération de gestion de sa dette obligataire, proposant aux créanciers de son emprunt de 500 millions d'euros échéant en 2027 de leur racheter leurs titres contre espèces.
Un rebond technique sur fond de rachat obligataire annoncé lundi
SES gagne 1,63 % à 4,35 € en séance, après avoir clôturé à 4,28 € la veille. Le titre retrouve ainsi un appui juste au-dessus de son seuil de support à 4,28 €, seuil testé et retesté ces dernières semaines au fil de la dégringolade. Ce rebond intervient à la suite de l'annonce du rachat de l'obligation 2027 de 500 millions d'euros, communiquée le 28 septembre, qui vise à lisser le profil de remboursement de la dette du groupe.
L'opération est perçue comme un signal de maîtrise du bilan dans un contexte où les charges financières pèsent sur les opérateurs de satellites confrontés à la concurrence des constellations en orbite basse. Le SBF 120 progresse pour sa part de 0,25 % en séance, sans que le rebond de SES ne s'explique par un effet indiciaire notable.
Une configuration technique en survente, trois moyennes mobiles très loin au-dessus du cours
Malgré ce sursaut, la dégradation de fond reste sévère. Le RSI à 28 signale une configuration de survente persistante, cohérente avec un repli de près de 35 % sur les trois derniers mois. Le cours reste très largement en dessous de ses trois moyennes mobiles : la MM20 à 4,71 € affiche un écart de -7,56 %, la MM50 à 5,35 € un écart de -18,62 %, et la MM200 à 6,50 € un écart de -33,02 %.
Cette configuration rappelle celle observée tout au long de l'été, marquée par une succession de brefs rebonds sans inversion durable de tendance. La résistance la plus proche est à 5,43 €, soit un écart de plus de 24 % par rapport au cours actuel. Côté actionnaire, SES avait communiqué en septembre un objectif de dividende d'au moins 0,50 € par action A pour 2026, prévu en octobre, ce qui représente un rendement brut d'environ 11,5 % au cours actuel, un niveau qui reflète autant l'engagement de retour aux actionnaires que la prime de risque désormais intégrée par le marché sur le titre.