L'action Société Générale rebondit et vise ses moyennes mobiles, RSI à 40
Après plusieurs séances difficiles marquées par un repli de plus de 11 % sur un mois, Société Générale résiste et prend de la couleur ce jeudi, dans un indice parisien quasi stable. Deux avis d'analystes publiés aujourd'hui donnent un éclairage contrasté sur la valorisation de la banque, alors que la BCE tient sa réunion de politique monétaire ce jour même.
Deux avis d'analystes divergents publiés le même jour sur Société Générale
Ce jeudi, deux grandes maisons de courtage ont actualisé simultanément leur avis sur Société Générale, avec des conclusions opposées. Oddo BHF abaisse son objectif de cours de 85 € à 82 €, tout en maintenant une opinion neutre sur le titre. À l'inverse, Jefferies confirme son opinion à l'achat et relève sa cible de 96 € à 103 €, soit une prime de près de 39 % par rapport au cours actuel de 74,20 €.
L'écart entre les deux objectifs est significatif : 21 points d'euro séparent la cible la plus prudente de la plus ambitieuse, illustrant des lectures très différentes du potentiel de la banque. Selon le consensus des analystes recensés, l'action se traite à environ 9,4 fois les bénéfices attendus de l'exercice en cours, et 8,2 fois ceux de l'exercice suivant, avec une croissance du bénéfice par action projetée à +14,1 % d'un exercice à l'autre.
Un rebond contenu dans un contexte de taux directeurs en hausse et de pression sur les moyennes mobiles
Le titre gagne 0,97 % en séance à 74,20 €, se positionnant parmi les plus fortes hausses du CAC 40, dans un indice qui progresse de 0,13 %. Ce rebond intervient alors que la configuration technique reste délicate : le cours est en dessous de la MM20 à 76,22 € et de la MM50 à 77,37 €, des seuils qui forment une double résistance à franchir pour valider une reprise durable. Seule la MM200 à 71,31 € offre un coussin, le titre évoluant 4 % au-dessus d'elle. Le RSI à 40 traduit une pression vendeuse encore présente, sans atteindre la zone de survente franche.
Le contexte macroéconomique pèse sur le secteur : la BCE devrait relever son taux de dépôt de 25 points de base ce jour même, à 2,50 %, dans un contexte d'inflation énergétique ravivée par la flambée du Brent au-dessus de 100 $ le baril. Historiquement, Société Générale est sensible aux taux directeurs de la zone euro : une hausse soutient les marges nettes d'intérêt, mais peut aussi freiner la demande de crédit, les encours aux entreprises françaises ayant progressé de 3,5 % sur un an à 1 485 milliards d'euros au 1er juillet 2026. Le support à 71,03 € reste le niveau de référence en cas de regain de pression vendeuse.