L'action Stellantis lanterne rouge du CAC 40, -47 % en un an
Stellantis s'enfonce en queue du CAC 40 ce lundi, dans un marché parisien pourtant quasi stable. Le constructeur italo-américain accuse ainsi la plus forte baisse de l'indice, prolongeant une dépréciation sévère entamée depuis plusieurs mois. La configuration technique reste sous pression, avec un titre qui évolue nettement en dessous de ses principales moyennes mobiles.
Stellantis lanterne rouge d'un CAC 40 stable, repli de près de 3 % en séance
En séance ce lundi, Stellantis cède 2,88 % à 4,52 €, devenant la plus forte baisse du CAC 40 alors que l'indice parisien reste pratiquement inchangé (+0,01 %). Le titre se distingue à rebours d'un marché européen globalement bien orienté, le DAX et le FTSE 100 progressant modestement en séance. Renault, seul comparable sectoriel disponible, cède de son côté 1,96 %, illustrant une pression plus large sur l'automobile française ce lundi, sans que les deux replis puissent être directement reliés.
Sur un mois, le titre abandonne 10,1 %, et la glissade sur trois mois atteint 30,66 %, soit une contraction de près d'un tiers de la capitalisation sur ce seul trimestre. Sur un an, la perte dépasse 47 %. Le VIX, indicateur de volatilité implicite des marchés américains, remonte légèrement à 15,93 en séance, contre 15,13 lors de la dernière clôture, sans signaler de stress particulier sur les marchés globaux.
Une configuration technique dégradée avec le cours loin sous ses moyennes mobiles
L'analyse des indicateurs confirme l'ampleur de l'érosion. Stellantis cote à 4,52 €, soit près de 6 % en dessous de sa moyenne mobile à vingt jours (4,80 €) et plus de 10 % sous celle à cinquante jours (5,02 €). L'écart à la moyenne mobile à deux cents jours est encore plus criant : à 6,90 €, cette référence de long terme se situe à plus de 34 % au-dessus du cours actuel, signe d'une tendance baissière inscrite dans la durée. Le RSI à 43, en territoire neutre mais orienté à la baisse, ne signale pas encore d'épuisement vendeur franc. Le support identifié à 4,38 € reste proche, à moins de 1,5 % sous le cours actuel.
Sur le plan fondamental, selon le consensus des analystes recensés, le titre se négocie à environ 8 fois les bénéfices attendus pour l'exercice en cours et à 4 fois ceux de l'exercice suivant, une valorisation basse qui reflète les incertitudes pesant sur la rentabilité du groupe. Lors de la publication des résultats du premier semestre 2026 le 23 juillet, le groupe avait notamment mis en avant la hausse de 140 % sur un an des prises de commandes de véhicules électriques auprès des petites et moyennes flottes, tout en reconnaissant que l'alignement tarifaire des fourgons électriques sur le diesel continuait de peser sur les marges. Le support à 4,38 € constitue désormais le niveau immédiat à suivre pour la suite de la séance.