CAC 40 : Paris fait du surplace, l'automobile décroche et le luxe résiste
Ce lundi, le CAC 40 se contente d'une quasi-stabilité, à 8 485,40 points (+0,01 %). Une séance sans direction claire, où les valeurs automobiles reculent nettement tandis que les grands noms du luxe et de la consommation tirent le marché vers le haut.
Une séance d'attente, sans catalyseur dominant
Le marché parisien avance à petits pas. Après une entame indécise, l'indice vedette de la place de Paris oscille autour de l'équilibre, incapable de trancher. La dispersion des valeurs illustre cette hésitation : 23 titres du CAC 40 progressent, contre 17 en repli, sans que l'un des deux camps ne s'impose.
Le contexte européen n'offre guère plus de relief. À la même heure, le STOXX 600 grappille 0,11 % et le FTSE 100 gagne 0,19 % en séance. Vendredi soir, Wall Street avait pourtant terminé dans le vert : le Dow Jones avait pris 0,98 % à la clôture du 21 août, le S&P 500 0,43 % et le Nasdaq 100 0,33 %. Un élan que la place parisienne ne prolonge pas franchement à la reprise.
Luxe, industrie et cosmétiques en tête
Côté hausses, ce sont les poids lourds de la cote qui donnent le ton. L'Oréal occupe la première place du palmarès avec un gain de 1,02 %, à 390,55 euros. Le géant des cosmétiques est suivi de près par ArcelorMittal (+0,96 %) et par LVMH (+0,95 %, à 456,80 euros), locomotive du luxe.
La progression du sidérurgiste intervient dans un contexte tendu : son site ukrainien de Kryvih Rih a été touché par une frappe de missile la semaine dernière, faisant deux morts et treize blessés parmi les salariés et sous-traitants. Le groupe indique que les installations de production ont été endommagées et qu'une partie des processus industriels a été interrompue.
Air Liquide (+0,93 %) et Euronext (+0,86 %) complètent le quintet de tête, confortant l'impression d'un marché porté par ses valeurs les plus solides.
L'automobile plombe le tableau
À l'opposé, le secteur automobile signe les plus fortes baisses de la matinée. Stellantis ferme la marche avec un recul de 2,88 %, à 4,52 euros, devant Renault, qui cède 1,96 % à 28,07 euros. Deux figures de la filière automobile en net décrochage, qui pèsent sur l'orientation d'ensemble.
Le compartiment énergétique n'est pas épargné : TotalEnergies abandonne 1,11 %, à 76,58 euros. Suivent Sanofi (-0,76 %) et BNP Paribas (-0,60 %), qui prolongent la liste des replis. Ces mouvements, mesurés à l'exception de l'automobile, traduisent une séance à deux vitesses où aucun thème unique ne s'impose comme moteur. À la mi-journée, Paris reste suspendu à un fragile équilibre.