L'action TotalEnergies recule à mi-journée malgré un RSI en surchauffe
Le titre TotalEnergies cède 1,65 % à 60,14 euros ce lundi 2 février 2026 en milieu de journée, après avoir franchi vendredi dernier son seuil de résistance à 61,15 euros. Cette correction intervient alors que le groupe pétrolier a affiché une progression hebdomadaire de 3,73 % et une hausse de plus de 11 % sur les trois derniers mois.
Un RSI excessif qui incite à la prudence
Les indicateurs techniques affichent des signaux contradictoires pour TotalEnergies. Le RSI culmine à 83, un niveau nettement supérieur au seuil de surachat de 70, suggérant une surchauffe du titre qui pourrait précéder une phase de consolidation. Cette tension est confirmée par l'oscillateur stochastique qui émet un signal de vente.
Parallèlement, le cours évolue au-dessus de l'ensemble de ses moyennes mobiles : 57,07 euros pour la MM20, 56,44 euros pour la MM50 et 53,70 euros pour la MM200. Cette configuration illustre la tendance haussière de fond du titre depuis plusieurs semaines. Le MACD demeure positif avec une ligne à 1,24 contre un signal à 0,75, confirmant la dynamique ascendante. La volatilité mensuelle de 6,26 % reste modérée pour une major pétrolière, tandis que le franchissement de la résistance à 61,15 euros vendredi ouvre théoriquement la voie vers de nouveaux sommets.
Des analystes divisés sur la valorisation du géant pétrolier
Les maisons d'analyses maintiennent des positions divergentes sur le dossier TotalEnergies. Kepler Cheuvreux a réitéré fin janvier sa recommandation à la vente en abaissant son objectif de cours de 52 euros à 51,50 euros, soit un potentiel de baisse de 14 % par rapport au niveau actuel. Cette prudence contraste avec l'appréciation des analystes de cette major européenne.
TD Cowen adopte une posture plus mesurée avec une recommandation neutre assortie d'un objectif de cours relevé de 58 à 60 euros le 22 janvier dernier. Cette cible, désormais proche du cours de Bourse, suggère un potentiel limité à court terme. Ces écarts de valorisation reflètent les incertitudes pesant sur le secteur énergétique, entre volatilité des cours du brut et transition énergétique. Les prochains résultats trimestriels, attendus le 11 février prochain, devraient apporter un éclairage sur la trajectoire du groupe au sortir de l'exercice 2025.