L'action Vicat perd 20 % en trois mois et se rapproche d'un support critique
Le cimentier Vicat accuse un recul marqué en ce début de semaine, dans un contexte de pression vendeuse qui s'accentue depuis plusieurs séances. Le titre affiche désormais un repli de plus de 20 % sur trois mois, contrastant avec une performance annuelle encore positive. La publication du chiffre d'affaires du premier trimestre, attendue le 4 mai prochain, pourrait constituer un catalyseur déterminant.
Une séquence baissière qui rapproche le titre d'un seuil critique
Ce lundi 27 avril, l'action Vicat recule de 2,8 % à 62,60 euros en séance, après une dernière clôture vendredi à 64,40 euros. Ce décrochage prolonge une semaine déjà difficile, le titre ayant perdu 7,53 % sur sept jours glissants.
Sur le plan technique, le cours évolue désormais dans la partie basse des bandes de Bollinger, à seulement 26 % de l'intervalle entre la borne inférieure (60,34 euros) et la borne supérieure (69,08 euros). Cette position traduit une pression baissière significative. Le titre se rapproche du seuil de support identifié à 59,90 euros, un niveau qui, s'il venait à céder, pourrait accélérer le mouvement de repli.
Le RSI, à 48, reste en zone neutre et n'indique pas encore de situation de survente. Toutefois, le cours s'est nettement éloigné de ses moyennes mobiles à 50 et 200 jours, respectivement positionnées à 66,43 et 66,48 euros, ce qui confirme la dégradation de la dynamique de moyen terme. Le CAC 40 progresse quant à lui de 0,29 % en séance, à 8 181,71 points, soulignant le décalage entre la trajectoire du cimentier et celle du marché parisien.
Une échéance imminente dans un environnement de coûts sous tension
La prochaine date clé pour les actionnaires de Vicat est fixée au 4 mai, avec la publication du chiffre d'affaires du premier trimestre 2026. Ce rendez-vous sera scruté avec attention afin d'évaluer la capacité du groupe à maintenir ses volumes et ses marges dans un environnement de coûts énergétiques élevés. L'industrie cimentière, fortement consommatrice d'énergie, est particulièrement exposée à la hausse durable des prix des hydrocarbures, le Brent évoluant autour de 107 dollars le baril sur fond de blocage persistant dans le détroit d'Ormuz.
Ce contexte pourrait peser sur les charges d'exploitation du groupe, dont les fours à clinker dépendent en partie de combustibles fossiles. Les résultats semestriels, attendus le 29 juillet, puis le chiffre d'affaires du troisième trimestre le 5 novembre, jalonneront le reste de l'exercice. Sur le plan sectoriel, Schneider Electric gagne 1,18 % en séance, tandis qu'Airbus cède 0,24 %, illustrant des trajectoires contrastées au sein de l'industrie française.