L'action VINCI recule de 3,36 % à l'ouverture après une dégradation d'analyste
L'action VINCI recule de 3,36 % à l'ouverture ce 13 janvier à 117,95 euros, dans un contexte de recommandation négative de Bank of America. La filiale ASF a par ailleurs levé 500 millions d'euros sur le marché obligataire avec une forte sursouscription.
Une correction qui ramène le titre sous ses moyennes mobiles clés
À 117,95 euros en ce début de séance du 13 janvier, l'action VINCI accuse un repli marqué de 3,36 %, effaçant une partie des gains engrangés lors des précédentes séances. Le titre évolue désormais sous sa moyenne mobile à 50 jours, positionnée à 119,59 euros, et reste également en deçà de la moyenne mobile à 200 jours établie à 121,23 euros. Ce double franchissement à la baisse constitue un signal technique défavorable après plusieurs semaines d'évolution dans une zone de consolidation. Le support immédiat se situe à 116,60 euros, niveau qui avait servi de plancher lors de la correction du 10 décembre dernier, après les dégradations d'Exane BNP Paribas et de JP Morgan. Le cours approche désormais ce seuil critique, tandis que la résistance demeure calée à 124,25 euros.
Sur le plan de la performance récente, le titre accuse un recul de 2,76 % sur sept jours, traduisant une phase de consolidation après une année 2025 globalement favorable, avec une progression de 19,07 % sur douze mois. L'environnement de recommandations reste contrasté avec, d'un côté, UBS qui a relevé son objectif de cours de 132 à 134 euros le 6 janvier tout en maintenant sa recommandation d'achat, et Morgan Stanley qui a révisé sa recommandation à pondération de marché le 7 janvier, avec un objectif ajusté de 138 à 139 euros. De l'autre, Bank of America a publié ce 13 janvier une recommandation à sous-performer, ajoutant une tonalité prudente sur le dossier. Ces révisions interviennent dans un contexte où les négociations budgétaires françaises laissent planer des incertitudes sur une possible hausse de la taxe sur les infrastructures, un sujet sensible pour le secteur des concessions.
Une émission obligataire réussie pour la filiale ASF
En parallèle du mouvement boursier, ASF, la filiale autoroutière de VINCI, a annoncé le 12 janvier avoir levé 500 millions d'euros sur le marché obligataire avec une échéance en janvier 2034. L'obligation est assortie d'un coupon annuel de 3,375 %, et l'opération a été sursouscrite près de quatre fois selon le communiqué du groupe. Cette forte demande témoigne de la confiance des investisseurs dans la qualité de crédit de la société, qui bénéficie d'une notation A- avec perspective stable de la part de Standard & Poor's, et d'une note A3 avec perspective stable attribuée par Moody's. L'émission a été orchestrée par BNP Paribas et Natixis en tant que Coordinateurs Globaux, accompagnés de plusieurs banques internationales.
Sur le plan opérationnel, VINCI a confirmé le 23 octobre dernier ses perspectives 2025, anticipant une nouvelle hausse du chiffre d'affaires et des résultats avant la prise en compte d'une contribution exceptionnelle française estimée à 400 millions d'euros. Sur les neuf premiers mois de 2025, le chiffre d'affaires consolidé a progressé de 3,7 % à 54,3 milliards d'euros, avec un carnet de commandes atteignant 70,6 milliards d'euros, en hausse de 2 % par rapport à fin 2024.
Le groupe a également lancé début janvier un programme de rachat d'actions portant sur un montant maximal de 600 millions d'euros, valable jusqu'au 25 mars 2026. Le calendrier financier prévoit la publication des résultats annuels 2025 le 5 février prochain, suivie de l'assemblée générale le 14 avril 2026.