Les Hôtels Baverez restent bénéficiaires en 2025, mais sa trésorerie recule pendant la rénovation du Raphael
Les Hôtels Baverez a clôturé son exercice 2025 avec un bénéfice net de 2,18 millions d'euros, confirmant sa rentabilité. Cependant, les investisseurs doivent composer avec une situation de liquidités dégradée : la trésorerie active a fondu de 9,5 millions d'euros en douze mois, tandis que l'endettement progressait de 3 millions d'euros.
Un bénéfice net stable malgré une base de bilan importante
Les comptes annuels de l'exercice 2025, arrêtés le 31 mars 2026, affichent un résultat net positif de 2,18 millions d'euros. Ce résultat intervient sur un total de bilan de 76,4 millions d'euros, reflet d'un patrimoine immobilier conséquent. Le total des immobilisations après amortissement s'élève à 46,4 millions d'euros, tandis que les capitaux propres hors résultat atteignent le même montant, soit 46,4 millions d'euros. Cette structure patrimoniale stable souligne la nature capitalistique intensive du métier hôtelier, où le fonds de commerce repose largement sur l'immobilier.
Une trésorerie qui s'érode au rythme de l'endettement croissant
La situation financière révèle toutefois une tension croissante. La trésorerie active a diminué de 9,5 millions d'euros, passant de 37,5 millions d'euros fin 2024 à 28,0 millions d'euros au 31 décembre 2025. Dans le même temps, l'endettement net s'est alourdi, les emprunts en cours progressant de 3 millions d'euros pour atteindre 18,5 millions d'euros contre 15,5 millions d'euros un an auparavant. Cette divergence suggère que la génération de flux de trésorerie opérationnels n'a pas suffi à financer les investissements ou à maintenir les liquidités au niveau antérieur, contraignant la société à recourir davantage au financement externe.
La rénovation du Raphael : un chantier d'investissement toujours en cours
Le groupe demeure mobilisé par un projet majeur : la rénovation de l'hôtel Raphael, qui reste en cours et devrait s'achever en fin d'année 2026. Cet investissement structurant explique en partie l'appel croissant au financement par endettement et la consommation de trésorerie observée sur l'exercice écoulé. L'enjeu pour les actionnaires réside dans la capacité de ce projet à générer un retour sur investissement suffisant pour justifier cette dilution de la structure de trésorerie et cet accroissement de l'effet de levier, dans un contexte où le marché hôtelier demeure compétitif et dépendant de la demande touristique.