OSE Immunotherapeutics pourrait lever jusqu'à 19,3 M€ via IRIS Capital
OSE Immunotherapeutics annonce jeudi la signature d'un contrat de financement flexible structuré sous forme de bons de souscription auprès d'Iris Capital Investment. Cette opération marque la première étape d'une stratégie de financement globale destinée à sécuriser le plan triennal de la biotech nantaise.
Les termes du financement flexible avec Iris Capital
La société émettrait 4 millions de bons de souscription au profit d'IRIS Capital, donnant droit à autant de nouvelles actions, soit environ 17 % du capital actuel. Chaque bon pourra être exercé à un prix égal à 95 % du plus bas cours moyen pondéré par les volumes observé sur les trois jours de bourse précédant l'exercice, avec un plancher de 80 % de ce cours.
Iris Capital verse une avance de 2 M€ à la signature. Sur la base du cours actuel, le montant brut total des fonds levés devrait atteindre environ 19,3 M€ sur une période de 24 mois, bien que ce chiffre ne soit pas garanti. La biotech conserverait le contrôle de l'exercice des bons : après que l'avance de 2 M€ aura été intégralement imputée sur le prix d'exercice (ou remboursée), elle pourra limiter le calendrier d'exercice, modifier le prix plancher, suspendre ou interrompre l'opération, sans coût supplémentaire, pour s'adapter aux conditions de marché et à ses besoins de trésorerie.
Trajectoire de trésorerie et stratégie d'engagement auprès des investisseurs
Au 31 mars 2026, OSE disposait de 17 M€ en trésorerie et équivalents. Après réception de l'intégralité des fonds issus du financement avec Iris Capital, la biotech estime que sa trésorerie lui permettra de financer ses opérations jusqu'à la fin décembre 2026, sur la base de ses plans actuels.
Cette opération représente la première phase d'une approche de financement globale. OSE poursuit activement ses discussions avec des investisseurs institutionnels spécialisés aux États-Unis et en Europe. Pour étendre sa trajectoire de trésorerie au-delà de 2026, le groupe explore plusieurs pistes : un partenariat stratégique impliquant l'un de ses actifs propriétaires, une augmentation de capital auprès d'investisseurs institutionnels, une restructuration de sa dette existante, ainsi que des versements d'étapes issus de ses partenariats actuels.
Le directeur général Marc Le Bozec a déclaré : « Depuis le changement de gouvernance en octobre dernier, nous avons conçu un nouveau plan stratégique de trois ans, plus pragmatique, plus réaliste et en ligne avec les attentes des actionnaires. Nous avons sélectionné la pouchite chronique comme nouvelle indication rare pour le lusvertikimab, tandis que nous développons une nouvelle formulation sous-cutanée pour progresser dans nos essais cliniques en colite ulcéreuse. En parallèle, le recrutement de l'essai de phase 3 Artemia de Tedopi dans le cancer du poumon non à petites cellules avance bien. »