Le spécialiste mondial des avantages aux salariés a enregistré un chiffre d'affaires total de 308 millions d'euros sur les trois premiers mois de son exercice 2026. Le groupe confirme l'ensemble de ses objectifs annuels malgré les évolutions réglementaires en cours au Brésil. Selon le communiqué publié ce 7 janvier, Pluxee a réalisé un chiffre d'affaires total de 308 millions d'euros au premier trimestre de l'exercice 2026, en progression organique de 9,0 % par rapport à la même période de l'exercice précédent. La croissance publiée s'établit à 6,6 %, intégrant un effet de change négatif de 3,6 % et un effet de périmètre positif de 1,2 %. Le chiffre d'affaires opérationnel a atteint 268 millions d'euros, en hausse organique de 9,1 %, tandis que le chiffre d'affaires issu du float s'est élevé à 40 millions d'euros, affichant une croissance organique de 8,5 %. Cette dernière composante a bénéficié de la hausse des taux d'intérêt au Brésil sur un an, qui a permis, d'après le groupe, de compenser le recul progressif des taux sur d'autres marchés. L'activité Avantages aux salariés a généré un chiffre d'affaires opérationnel de 234 millions d'euros, en progression organique de 11,6 %, soutenue par la croissance du volume d'affaires et une légère amélioration du taux de prise. Le segment Autres produits et services a enregistré un chiffre d'affaires opérationnel de 34 millions d'euros, en recul organique de 5,7 %, reflétant la fin, le redimensionnement ou le report de certains contrats d'aide publique en Europe continentale. Des dynamiques régionales contrastées En Europe continentale, le chiffre d'affaires opérationnel a atteint 110 millions d'euros, soit une croissance organique de 2,7 %. Pluxee indique que le momentum en Europe du Sud a été atténué par un environnement macroéconomique exigeant dans le reste de la région, qui continue de peser sur le portefeuille d'utilisateurs finaux. La région a également été affectée par les effets temporaires liés à l'activité d'aide publique et par le calendrier de commande d'un contrat en Roumanie. En Amérique latine, le chiffre d'affaires opérationnel s'est établi à 112 millions d'euros, affichant une croissance organique de 14,3 %. Cette performance a été portée, selon le communiqué, par une forte dynamique commerciale dans la région, en particulier au Brésil, où le groupe bénéficie d'un environnement macroéconomique plus porteur, marqué notamment par une inflation persistante. Dans le Reste du monde, le chiffre d'affaires opérationnel s'est élevé à 46 millions d'euros, en croissance organique de 12,6 %, malgré un effet de change négatif de 12,8 % principalement lié à l'évolution de la livre turque. Le groupe note de premiers signaux positifs au Royaume-Uni et aux États-Unis, à la suite d'initiatives structurelles. Objectifs confirmés et acquisitions finalisées Pluxee confirme l'ensemble de ses objectifs pour l'exercice 2026, à savoir un chiffre d'affaires total stable à périmètre et taux de change constants, incluant une légère baisse organique du chiffre d'affaires issu du float, une légère progression de la marge d'EBITDA récurrent, et un taux de conversion de trésorerie récurrente d'environ 80 % en moyenne sur les exercices 2024 à 2026. Le groupe précise que ces objectifs reposent sur les hypothèses les plus conservatrices concernant le contenu de la réforme au Brésil et son calendrier d'implémentation. Au-delà de l'exercice 2026, les mesures réglementaires annoncées au Brésil, si elles étaient pleinement confirmées, continueraient d'avoir un impact sur les résultats financiers au premier semestre de l'exercice 2027, Pluxee anticipant un retour à une trajectoire de croissance durable à compter du second semestre de l'exercice 2027. Sur le plan des acquisitions, le groupe a finalisé en septembre 2025 l'acquisition à 100 % de Skipr, acteur des avantages liés à la mobilité des salariés en Belgique et en France, et en décembre 2025 celle de ProEves, acteur des avantages aux salariés liés à la garde d'enfants en Inde. Ces deux opérations ont été intégralement financées à partir de la trésorerie existante, sans impact sur le niveau d'endettement.