SPIE : production en hausse de 13,7 % au troisième trimestre, objectifs confirmés
La production de SPIE a progressé de 13,7 % au troisième trimestre 2026, à 2 886,8 M€. Cette hausse combine une reprise de l'activité à périmètre constant et l'intégration des acquisitions de l'année. Sur neuf mois, la production atteint 8 043,4 M€, en hausse de 7,0 %.
Cette information trimestrielle, publiée le 30 octobre 2026, intervient après un repli en Bourse : le 7 octobre, le titre affichait un recul de près de 21 % sur le trimestre, avant de reprendre 2,5 % la veille de la publication. Le groupe confirme ses perspectives annuelles et fait état d'une liquidité supérieure à 1,5 milliard d'euros.
Une croissance organique passée de -0,9 % à +4,7 % en trois trimestres
La progression trimestrielle est le principal enseignement de la publication. La croissance organique du groupe s'est établie à -0,9 % au premier trimestre, à +3,1 % au deuxième puis à +4,7 % au troisième, soit +2,3 % sur les neuf premiers mois de l'exercice.
La croissance externe a ajouté 4,8 % sur neuf mois et 9,0 % sur le seul troisième trimestre. La cession d'une petite activité d'ascenseurs aux Pays-Bas et les effets de change ont chacun pesé pour -0,1 %. En normes IFRS, les produits des activités ordinaires atteignent 8 064,5 M€, contre 7 537,0 M€ un an plus tôt.
L'Allemagne et l'Europe du Nord-Ouest en tête de la hausse
L'Allemagne, premier segment du groupe avec 2 871,6 M€ de production sur neuf mois, progresse de 10,4 %. Cette hausse se compose de 4,4 % de croissance organique et de 7,7 % d'apport des acquisitions, dont quatre mois d'activité de Rofa. Au troisième trimestre, la production allemande augmente de 21,0 %.
En Europe du Nord-Ouest (Pays-Bas et Belgique), la croissance organique atteint 12,5 % au troisième trimestre, après 4,7 % au deuxième. Elle est portée aux Pays-Bas par des projets de sous-stations et de lignes de transmission entrés en phase intensive d'exécution.
L'Europe centrale progresse de 15,8 % sur neuf mois, dont 12,0 % liés aux acquisitions, notamment celle du groupe tchèque Block.
La France, avec 2 464,9 M€ de production, progresse de 1,6 % grâce à l'acquisition d'Artemys. Sa croissance organique ressort à -0,4 % sur neuf mois et à +0,3 % au troisième trimestre, après un point bas au deuxième. Selon le groupe, le recul de l'activité Building Solutions reflète sa politique de sélectivité des projets.
Global Services Energy, plus petit segment avec 369,6 M€, progresse de 6,1 % grâce à l'intégration de Worley Power Services et à un transfert interne. Sa croissance organique est en revanche de -6,7 % sur neuf mois.
Le groupe cite une concurrence locale accrue dans le pétrole et le gaz en Afrique subsaharienne ainsi que des perturbations au Moyen-Orient liées au conflit avec l'Iran.
Sept acquisitions annoncées et une liquidité supérieure à 1,5 Md€
Depuis le début de l'année, SPIE a annoncé sept acquisitions représentant près de 800 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel.
Parmi elles figurent Rofa et SGS en Allemagne, finalisées en début d'année, qui réalisent environ 610 millions d'euros de chiffre d'affaires combiné. Les acquisitions de 2025 et 2026 ont contribué pour 362 M€ à la croissance de la production sur neuf mois.
La dernière opération en date est un accord signé en vue d'acquérir l'autrichien SAR Anlagenbau, qui réalise près de 100 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel. Selon les modalités indiquées le 29 octobre 2026, elle porte sur 76 % du capital, avec une finalisation attendue début 2027 sous réserve des conditions habituelles.
Côté financement, le groupe a placé en septembre une émission obligataire de 500 millions d'euros, indexée sur des critères de développement durable, d'une maturité de 5,5 ans et assortie d'un coupon de 4,875 %. Le produit de cette émission a notamment servi à refinancer les ORNANE arrivant à échéance en janvier 2028.
Lors de ce refinancement, 400 millions d'euros d'ORNANE ont été remboursés en numéraire et près de 3,5 millions d'actions nouvelles ont été émises, soit une dilution de 2,0 %. La liquidité du groupe dépasse désormais 1,5 milliard d'euros.
Pour 2026, SPIE a confirmé ses perspectives : une « forte croissance totale », portée par la croissance organique et les acquisitions, ainsi que la poursuite de l'expansion de sa marge d'EBITA. En 2025, le groupe avait réalisé un chiffre d'affaires consolidé de 10,4 milliards d'euros.