UCB présente de nouvelles données à long terme sur Bimzelx dans l’arthrite psoriasique et la spondylarthrite axiale
Le laboratoire UCB a divulgué mercredi des données de Phase 2/3 et leurs extensions en ouvert portant sur Bimzelx (bimékizumab) dans le traitement de l'arthrite psoriasique et de la spondylarthrite axiale. Ces résultats, présentés à EULAR 2026, rendent compte d'effets cliniques observés jusqu'à trois ans en arthrite psoriasique et apportent des éléments d'imagerie pour la spondylarthrite axiale non radiographique.
Contrôle précoce et amélioration durable des symptômes
Les données issues des essais BE OPTIMAL et BE COMPLETE montrent que les patients atteints d'arthrite psoriasique ayant atteint rapidement les critères de réponse (résolution du nombre d'articulations gonflées ou critères ACR50) au cours des seize premières semaines ont enregistré des améliorations plus importantes en matière de douleur et de fatigue au terme de trois ans d'observation.
Dans la cohorte naïve de traitement par biologique (bDMARD), 48,3 % des patients ont atteint une résolution du nombre d'articulations gonflées à la semaine 16, tandis que 44,8 % ont atteint le critère ACR50. Parmi les répondeurs ayant atteint cette cible initiale, 64,9 % des patients naïfs de traitement et 80,1 % des patients préalablement traités par inhibiteurs du facteur de nécrose tumorale ont obtenu une amélioration d'au moins 50 % de la douleur à trois ans. Des tendances similaires ont été observées pour la fatigue, mesurée par l'échelle FACIT-Fatigue.
Progression radiographique minimale dans l'arthrite psoriasique
L'analyse radiographique des mains et pieds chez les patients naïfs de traitement biologique dans l'essai BE OPTIMAL a démontré une progression structurale minimale. Sur 579 patients disposant de radiographies de base et à trois ans, 73,7 % ont atteint un score de progression radiographique inférieur à 0,5 (van der Heijde modified Total Sharp Score) et 58,2 % ont obtenu l'absence complète de progression (score ≤ 0,0).
Les patients plus jeunes (moins de 45 ans), ceux ayant une durée de maladie plus courte et ceux présentant un nombre initial d'articulations gonflées plus faible ont enregistré les plus faibles taux de progression radiographique, selon le communiqué.
Absence d'ankylose dans la spondylarthrite axiale non radiographique
Dans la spondylarthrite axiale non radiographique, les données d'imagerie par résonance magnétique (IRM) obtenues au cours de deux ans d'observation révèlent une réduction substantielle de l'inflammation des articulations sacro-iliaques. Le score d'inflammation SPARCC a enregistré une réduction moyenne de 6,2 points. Chez les patients présentant initialement une inflammation, 50,9 % ont atteint une rémission IRM à deux ans.
L'analyse structurale a mis en évidence une réduction moyenne des érosions de 1,5 point et des augmentations de 0,7 point pour le remplissage osseux et de 0,9 point pour les lésions graisseuses. Aucun cas d'ankylose des articulations sacro-iliaques n'a été observé à l'IRM, indiquant l'absence de progression du dommage structurel. Les données présentées constituent, selon UCB, le premier ensemble de données structurales IRM sur deux années dans la spondylarthrite axiale non radiographique évaluant un modulateur de la réponse immune biologique.