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Alors que le CAC 40 affichait une progression de 10,42 % sur l'année 2025, Total a dû se contenter d'une hausse de 4,16%, signant une sous-performance de près de 6 points. Le titre a terminé l'année à 55,59 euros, dans une zone d'incertitude entre un support à 54,50 euros et une résistance à 57,18 euros. Cette décorrélation s'inscrit dans une année marquée par la chute brutale des cours du brut, une dette qui inquiète et une politique de rachats d'actions revue à la baisse, même si la production d'hydrocarbures continue de croître.
L'essentiel de la sous-performance annuelle s'est concentré sur une poignée de jours en avril 2025, lorsque le titre a perdu 15,46 % en l'espace de cinq séances, plongeant de 59,49 euros à 50,29 euros. Le marché a alors sanctionné la remontée spectaculaire de la dette nette du groupe, qui a quasiment doublé en un an pour atteindre 20,10 milliards de dollars au premier trimestre 2025, contre 14,21 milliards un an plus tôt.
Sur les neuf premiers mois de 2025, TotalEnergies a généré un chiffre d'affaires de 136,4 milliards de dollars, un EBITDA de 10,3 milliards et un résultat net de 3,7 milliards au troisième trimestre. Ces chiffres témoignent d'une certaine résilience du modèle intégré, dans un environnement dégradé pour l'ensemble du secteur. La croissance accrétive de la production d'hydrocarbures de plus de 4 % sur un an et l'amélioration des résultats de l'Aval ont permis de compenser en partie la baisse des prix. La guidance pour le quatrième trimestre 2025 anticipait une production entre 2,525 et 2,575 millions de barils équivalent pétrole par jour, soit une progression de plus de 4 % en glissement annuel, et des investissements nets entre 17 et 17,5 milliards de dollars pour l'année complète.
Le consensus des analystes valorise Total avec un objectif moyen qui, rapporté au cours de clôture de 55,59 euros, suggère un potentiel de hausse limité, compte tenu des incertitudes persistantes sur les prix du brut et l'évolution de la demande. Les opportunités structurelles demeurent : la croissance de la production d'hydrocarbures devrait se poursuivre avec une trajectoire de +3 % par an entre 2024 et 2030, soutenue par la montée en puissance de projets au Brésil, aux États-Unis et en Malaisie, ainsi que par l'intégration accrue dans le GNL, avec la décision d'investir dans le Train 4 de Rio Grande LNG et des contrats long terme signés.
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre purement indicatif et ne constituent en aucun cas une recommandation d’investissement, une incitation à acheter ou vendre un actif financier, ni un conseil en placement. Le lecteur est invité à réaliser ses propres recherches avant toute décision. Les investissements en bourse comportent des risques, notamment de perte en capital. La performance passée d’un actif ou d’un marché ne présage en rien de ses performances futures. Toute décision d’investissement doit être prise en tenant compte de votre situation financière personnelle, de vos objectifs et de votre tolérance au risque.