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Dernière mise à jour : 20/01/2026 - 10h33
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BNP Paribas s'envole de 3,5% et entraîne le CAC 40 dans le vert malgré la débâcle de Schneider Electric

BNP Paribas s'envole de 3,5% et entraîne le CAC 40 dans le vert malgré la débâcle de Schneider Electric
Temps de lecture : 2 minute(s) - Par La rédaction | Publié le 08-01-2026 18:00

Une séance apathique sauvée par les poids lourds de la cote

Le CAC 40 a progressé de 0,12% ce jeudi pour clôturer à 8243,47 points, dans une ambiance de marché marquée par l'attentisme et des volumes d'échanges particulièrement maigres. La séance parisienne s'est caractérisée par une extrême dispersion des performances, avec 26 valeurs en hausse contre seulement 14 en baisse, signe d'un marché sélectif où les investisseurs ont privilégié quelques grands noms au détriment de secteurs entiers. L'absence de catalyseurs majeurs en ce début janvier a laissé les opérateurs dans l'expectative, oscillant entre la digestion des indicateurs économiques de la semaine et l'attente des prochaines publications de résultats trimestriels américains. Le climat reste celui d'un marché sans conviction forte, où les arbitrages sectoriels priment sur une direction claire. Les volumes rachitiques témoignent d'un manque d'appétit généralisé, probablement lié au retour progressif des gérants après les congés de fin d'année. Cette torpeur n'a toutefois pas empêché quelques dossiers de se distinguer nettement, créant un écart de performance inhabituel entre gagnants et perdants du jour.

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BNP Paribas et le luxe redressent la barre, Schneider Electric plonge

La vedette du jour revient sans conteste à BNP Paribas, qui s'adjuge 3,51% à 82,50 euros, entraînant dans son sillage l'ensemble du secteur bancaire français. Société Générale a également profité de cet élan avec une progression de 1,82% à 70,38 euros. Cette embellie du secteur financier intervient dans un contexte où les taux obligataires européens restent relativement stables, offrant une certaine visibilité aux établissements de crédit. Le luxe a également brillé avec Pernod Ricard en hausse de 2,78% à 73,98 euros et L'Oréal qui gagne 1,94% à 362,90 euros.
Kering complète ce tableau positif avec une progression de 1,81% à 309,80 euros, suggérant un regain d'intérêt ponctuel pour les valeurs de consommation haut de gamme. À l'opposé, Schneider Electric a essuyé la plus lourde correction de la cote, perdant 4,11% à 234,40 euros, dans un mouvement qui a entraîné l'ensemble des valeurs industrielles dans le rouge. Le groupe d'équipements électriques a visiblement souffert d'un mouvement de prise de bénéfices après plusieurs semaines de hausse. Les valeurs cycliques ont également pâti de ce climat défavorable : ArcelorMittal recule de 2,80% à 40,26 euros, Renault cède 2,60% à 33,78 euros, tandis que Legrand abandonne 2,67% à 124,10 euros. Le secteur technologique n'est pas épargné avec STMicroelectronics qui perd 2,79% à 24,01 euros, reflétant les inquiétudes persistantes sur la demande en semi-conducteurs.


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L'Europe dans le même brouillard, Wall Street sans direction

Les autres places européennes ont évolué dans un climat tout aussi hésitant que Paris, sans parvenir à dégager une tendance claire en ce début de semaine complète. Les investisseurs naviguent à vue entre les signaux contradictoires venus d'outre-Atlantique et l'absence de catalyseurs domestiques majeurs. Wall Street, qui avait ouvert en ordre dispersé, n'a pas apporté de soutien significatif aux marchés européens en matinée.
La séance parisienne résume bien l'état d'esprit actuel des investisseurs : une capacité à faire monter quelques dossiers ciblés, mais une incapacité à imprimer une direction d'ensemble au marché. Les volumes anémiques confirment que le gros des troupes n'est pas encore pleinement de retour aux manettes, laissant le champ libre à des mouvements techniques sur des valeurs spécifiques. Le CAC 40 termine ainsi dans le vert de justesse, porté par une poignée de poids lourds capables de compenser les déceptions industrielles et technologiques du jour.