CAC 40 : la bourse de Paris reprend des couleurs en clôture, la consommation tire la cote
Le CAC 40 a terminé la séance du mercredi 24 juin en hausse de 0,54 %, à 8 385,49 points, dans un climat plus apaisé sur les places européennes. Les valeurs défensives et de consommation ont mené la danse, tandis que l'énergie et les matériaux ont décroché, sur fond de regain de visibilité autour du détroit d'Ormuz.
Vingt-trois valeurs de l'indice ont fini dans le vert, contre dix-sept dans le rouge, illustrant une séance plutôt large mais non unanime.
Une séance parisienne sous l'influence du dossier iranien
L'ambiance du jour s'est jouée en grande partie hors des frontières françaises. Après le démenti américain à la fermeture du détroit d'Ormuz revendiquée par les Gardiens de la révolution iraniens, et la mise en œuvre progressive d'un accord intérimaire censé restaurer le trafic dans ce passage stratégique, les opérateurs ont continué d'intégrer un reflux de la prime de risque pétrolière. Le Brent évolue désormais autour de 78,7 dollars, le WTI proche de 75,3 dollars, soit nettement en dessous des pics atteints au plus fort de la crise.
Ce reflux du baril a soutenu les valeurs sensibles aux coûts d'intrants, à commencer par l'automobile, l'agroalimentaire et la cosmétique, et a en revanche pesé sur les compagnies pétrolières et parapétrolières. En Europe, le mouvement est resté mesuré : le STOXX 600 a fini quasi stable (+0,08 %), le FTSE 100 a grappillé 0,31 %, tandis que le DAX a cédé 0,62 %. À Wall Street, le Dow Jones progresse de 0,82 % en séance, le S&P 500 de 0,37 %, signe d'une tonalité globalement constructive. À l'inverse, l'Asie a souffert, avec un Nikkei en chute de 4,39 % et un Hang Seng en repli de 1,50 % à la clôture.
Consommation et matériaux de construction en tête
Le palmarès des hausses du jour est dominé par Saint-Gobain, qui s'adjuge 3,26 % à 79,84 euros, dans un contexte où la détente sur les coûts énergétiques bénéficie traditionnellement aux industriels lourds. Danone suit avec une progression de 2,84 % à 69,54 euros, alors que le groupe a annoncé l'acquisition de l'australien Made Group et la prise de contrôle intégrale de sa coentreprise locale de produits laitiers frais, deux opérations destinées à muscler sa présence en Asie-Pacifique et son positionnement sur la nutrition.
Le luxe et la cosmétique ont également participé au mouvement, avec L'Oréal en hausse de 2,83 % à 386,65 euros. Michelin gagne 2,75 % à 33,57 euros, et Pernod Ricard 2,73 % à 66,24 euros, complétant un quinté de tête dominé par les marques de grande consommation et les fournisseurs industriels.
Énergie, sidérurgie et automobile à la peine
À l'opposé, ArcelorMittal ferme la marche, en repli de 2,90 % à 54,22 euros, malgré l'annonce d'un partenariat stratégique avec Amazon Web Services pour déployer l'intelligence artificielle et le cloud sur ses sites dans quatorze pays, assorti d'un accord pluriannuel de fourniture d'acier bas-carbone XCarb à Amazon. L'opérateur boursier Euronext recule de 1,86 % à 142,60 euros.
Le secteur de l'énergie a logiquement servi de contrepoids à la séance haussière : TotalEnergies abandonne 1,84 % à 69,51 euros, dans le sillage du repli du Brent. Stellantis perd 1,74 % à 5,18 euros, et Engie cède 1,71 % à 26,50 euros, complétant le quinté des plus fortes baisses. Au total, la dispersion entre les vingt-trois hausses et les dix-sept baisses traduit une séance contrastée, où la rotation sectorielle a primé sur un mouvement directionnel uniforme.