CAC 40 : Paris cède du terrain sous le poids de l'automobile, Air Liquide tire son épingle du jeu
Le CAC 40 recule de 0,25 % à 8 188,79 points en milieu de journée, dans une séance partagée où les hausses et les baisses se neutralisent parfaitement, à 20 contre 20. L'indice parisien évolue sans direction claire, freiné par les valeurs automobiles et plombé par un climat macro toujours sous tension après la publication de l'inflation européenne.
Une séance hésitante sous influences extérieures
La Bourse de Paris navigue en ordre dispersé en ce début d'après-midi, dans le sillage d'un Stoxx 600 en repli de 0,44 % et d'un DAX nettement plus lourd (-0,81 %). Outre-Manche, le FTSE 100 cède 0,29 %. Le contexte macroéconomique pèse sur les esprits : l'inflation en zone euro est ressortie à 3,2 % en mai, accélérant à un plus haut depuis 2023, portée notamment par l'énergie.
Le Brent, qui frôle les 97 dollars sur fond de tensions persistantes au Moyen-Orient, entretient cette pression sur les coûts. Outre-Atlantique, les indices américains envoient des signaux contrastés, avec un Dow Jones en hausse de 0,45 % et un Nasdaq quasi stable. La parfaite symétrie observée à Paris entre hausses (20) et baisses (20) traduit l'absence de catalyseur fédérateur, dans une séance où chaque dossier semble évoluer pour son propre compte.
Air Liquide, Veolia et Publicis en vedettes du palmarès
En tête du CAC 40, Air Liquide progresse de 2,01 % à 180,08 euros. Le géant des gaz industriels a annoncé la signature d'un contrat majeur avec SK hynix pour la construction d'une unité de production d'azote dédiée à l'usine coréenne de puces mémoire HBM du sud-coréen, à Cheongju. Ce projet constitue le premier grand chantier d'intégration consécutif au rachat de DIG Airgas.
Juste derrière, Veolia gagne 1,43 % à 34,79 euros. Le groupe de services à l'environnement a finalisé le rachat de l'américain Clean Earth pour 3 milliards de dollars, opération qui double ses activités de traitement des déchets dangereux aux États-Unis et porte son chiffre d'affaires outre-Atlantique à 6,3 milliards de dollars. Dans la foulée, Barclays a relevé son objectif de cours de 38,50 à 41 euros, en réitérant une recommandation à « surpondérer ».
Publicis s'adjuge 1,41 % à 86,28 euros, soutenu par la couverture de Goldman Sachs à l'« achat » avec un objectif à 110 euros. Le groupe de communication a par ailleurs nommé Javier Campopiano au poste de Chief Creative Officer de Leo Constellation. Danone (+1,09 %) et STMicroelectronics (+1,07 %) complètent le quintet de tête, le fabricant franco-italien de semi-conducteurs ayant relevé ses ambitions dans les centres de données à 1 milliard de dollars en 2026.
L'automobile en lanterne rouge, Airbus et Schneider dans le rouge
À l'opposé du palmarès, le secteur automobile concentre les dégagements. Stellantis chute de 3,15 % à 6,42 euros et Renault perd 1,71 % à 27,54 euros. Les deux constructeurs ont accusé en mai un net décrochage de leurs ventes sur le marché français : -9,80 % pour le losange et -8,88 % pour Stellantis, alors que le marché global progressait de 1 %.
AXA recule de 1,58 % à 39,15 euros, tandis qu'Airbus cède 1,48 % à 170,12 euros, pénalisé par le Brent en dépit du premier vol réussi de l'A350-1000 ULR destiné à Qantas.
Schneider Electric clôt le bas du tableau avec un repli de 1,46 % à 282,95 euros. La dispersion observée entre dossiers porteurs d'actualités spécifiques et valeurs sanctionnées pour des publications sectorielles décevantes résume parfaitement la tonalité de cette séance sans direction tranchée.