Crise au Moyen-Orient : le CAC 40 dévisse de près de 2 %, quasi aucune valeur n'est épargnée
La Bourse de Paris subit ce jeudi une onde de choc liée à l'escalade des tensions au Moyen-Orient. À la mi-journée, le CAC 40 recule de 1,74 % à 7 831 points, dans une séance où 37 valeurs sur 40 évoluent dans le rouge. Seules Sanofi et TotalEnergies parviennent à tirer leur épingle du jeu.
Le spectre d'un conflit énergétique majeur plombe Paris
Le marché parisien encaisse ce jeudi l'un de ses plus nets replis de ces dernières semaines. À la mi-journée, le CAC 40 cède 1,74 % pour s'établir à 7 831,60 points, entraîné par une vague de ventes qui ne laisse quasiment rien debout : sur les 40 valeurs de l'indice, 37 sont en baisse, 2 seulement progressent et 1 stagne. Le SBF 120 suit la même trajectoire, en recul de 1,77 %.
L'ambiance est dictée par l'escalade militaire et diplomatique au Moyen-Orient. Les menaces croisées entre l'Arabie Saoudite, les États-Unis et l'Iran, sur fond d'attaques contre des infrastructures pétrolières et gazières dans le Golfe, font peser le risque d'une perturbation durable de l'approvisionnement mondial en hydrocarbures.
Sanofi et TotalEnergies, seules rescapées d'un marché submergé
Dans ce climat anxiogène, deux valeurs seulement parviennent à afficher du vert. Sanofi progresse de 2,33 % à 77,89 euros, portée par une actualité propre au laboratoire : la FDA américaine a accordé une désignation de thérapie innovante au venglustat, un traitement expérimental contre les manifestations neurologiques de la maladie de Gaucher de type 3. Cette reconnaissance réglementaire fait suite aux résultats positifs de l'étude de phase 3 LEAP2MONO.
TotalEnergies, de son côté, gagne 2,23 % à 77,10 euros. Le géant pétro-gazier est mécaniquement favorisé par la flambée des cours du brut qu'entraîne la crise au Moyen-Orient. Dans un marché où la quasi-totalité des secteurs sont sanctionnés, l'énergie fait figure d'exception logique compte tenu de la nature du choc en cours.
Accor s'effondre, les cycliques et les financières trinquent lourdement
Du côté des baisses, le tableau est sévère. Accor s'effondre de 9,38 % à 38,07 euros, la chute la plus marquée de l'indice à la mi-séance. Le groupe hôtelier, directement exposé à la conjoncture touristique internationale, subit de plein fouet les craintes liées à la déstabilisation du Golfe.
ArcelorMittal chute de 6,25 % à 42,74 euros. Le sidérurgiste, sensible aux cycles économiques mondiaux, est pénalisé par le risque d'un ralentissement industriel que ferait peser un choc pétrolier prolongé.
Les financières ne sont pas épargnées : Société Générale recule de 4,32 % à 64,60 euros. La banque a par ailleurs annoncé la cession de son activité de tenue de comptes-titres retail à Crédit Mutuel Arkéa, via sa filiale ProCapital.
STMicroelectronics lâche 3,69 % à 28,04 euros, emporté par le mouvement général de repli sur les valeurs technologiques, malgré l'annonce de partenariats avec NVIDIA sur des modules de vision pour robots humanoïdes et de nouvelles solutions pour les centres de données d'intelligence artificielle.
Airbus recule de 3,63 % à 164,12 euros, alors même que AerCap a passé une commande record de 100 appareils de la famille A320neo. La bonne nouvelle commerciale ne suffit pas à protéger le titre de la défiance généralisée qui domine cette séance parisienne.