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Dogecoin : pourquoi les frasques d'Elon Musk posent problème



Le turbulent patron de Tesla, Space X et Twitter vient de changer le logo de son réseau social pour celui d'un chien shiba inu, symbole de la cryptomonnaie Dogecoin. Une « blague » récurrente qui pousse à s'interroger, alors que des investisseurs ont déposé plainte contre lui pour « escroquerie » et que le milliardaire détient lui-même des jetons.

Temps de lecture : 3 minute(s) - | Mis à jour le 04-04-2023 12:04:00 | Publié le 04-04-2023 11:30  Photo : Shutterstock  
Dogecoin : pourquoi les frasques d'Elon Musk posent problème

Le Dogecoin, une « blague » avec de vraies conséquences financières

Cela fait quelques années qu'Elon Musk s'est entiché du Dogecoin, une cryptomonnaie conçue à l'origine comme une « blague ». Au printemps 2021, sa valeur avait été multipliée par 146 après une série de tweets de l'homme d'affaires. Durant quelques semaines, il était devenu « tendance », repris par des artistes comme Snoop Dogg ou le chanteur du groupe Kiss. Il avait fait l'objet d'une véritable campagne sur TikTok pour faire monter sa valeur « jusqu'à la lune », non sans clin d'œil au projet de Space X.

En mai 2021, campant un faux expert financier dans un sketch lors de l'émission « Saturday Night Live », le milliardaire avait toutefois expliqué que le Doge était en réalité « une arnaque ». La valeur de la cryptomonnaie avait plongé de 30% en quelques minutes. Un an plus tard, elle affichait presque -90%.
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Une plainte à 258 milliards de dollars

La “blague” n'a donc pas fait rire certains particuliers qui ont investi dans le Dogecoin. En juin 2022, un collectif d'investisseurs a déposé une plainte contre Elon Musk pour « escroquerie », estimant qu'il s'est calé sur un modèle de type « pyramide de Ponzi ».

Selon la requête déposée devant le tribunal de New York, les investisseurs auraient perdu 86 milliards de dollars au total après que Musk ait « gonflé le prix, la capitalisation et les volumes d'échanges » en faisant la publicité notamment sur son compte twitter. Le collectif lui réclame des dommages et intérêts pour le montant astronomique de 258 milliards de dollars, soit plus que sa propre fortune estimée entre 180 et 200 milliards de dollars.

Les accusations ont été balayées par les avocats de l'homme d'affaires, plaidant des tweets « inoffensifs » au sujet d'une « cryptomonnaie légale », ce qui n'est « pas illégal ».

Cette affaire soulève la question de la protection des particuliers dans l'univers des cryptomonnaies, tant il se révèle spéculatif et risqué tout en restant peu réglementé par rapport aux produits financiers traditionnels. D'autant que le milliardaire a affirmé détenir des Dogecoins dans son portefeuille et que sa firme Tesla les accepte comme moyen de paiement depuis l'année dernière. Ce qui lie les intérêts personnels de Musk avec la valorisation de la cryptomonnaie.


Pas un produit boursier, donc pas de manipulation des cours ?


Avec plus de 133 millions d'abonnés sur Twitter et l'aura d'homme le plus riche du monde, l'impact d'Elon Musk sur la valeur du Doge est indéniable. Certains observateurs considèrent même que la crypto tient uniquement à la popularité du milliardaire.

Or, s'il s'agissait d'un produit financier coté en bourse, Elon Musk pourrait être accusé de « manipulation des cours ». Ce phénomène peut prendre deux aspects. Le « pump and dump » consiste à établir des stratégies destinées à faire acheter le titre par un maximum d'investisseurs pour pousser le cours à la hausse afin de le vendre à un prix élevé. À l'inverse, le « poop and scoop » est utilisé pour faire baisser le cours et acheter le titre à la casse.

En France comme aux Etats-Unis, il s'agit d'un délit puni d'une peine de prison et d'une lourde amende. Mais il s'agit ici de cryptomonnaies, dont les contours juridiques restent encore flous. Le milliardaire s'est par ailleurs défendu d'avoir recours à cette pratique. Mais compte tenu de l'impact réel de ses prises de parole au sujet du DogeCoin, il serait intéressant de savoir s'il a tiré un intérêt financier de sa hausse stratosphérique puis de son effondrement en 2021.


La « blague » continue, avec peut-être l'amorçage d'un nouveau rallye haussier ?

Pendant ce temps, la « blague » continue. Elon Musk a pris le contrôle de Twitter à l'automne 2022, ce qui a fait à nouveau bondir la valorisation du Doge de 30%. Ce 4 avril 2023, le traditionnel logo en forme d'oiseau bleu a été remplacé par le mème du Dogecoin, à savoir le chien shiba inu. L'impact a été immédiat : la valeur de la cryptomonnaie a aussitôt bondi de 25%. Cela pourrait se poursuivre dans les jours qui viennent, à l'approche du « Doge Day » instauré le 20 avril.

Reste que la publicité faite autour du Doge par le nouveau patron de Twitter soulève de réelles questions. Au-delà de la « blague », l'investissement est susceptible d'avoir des répercussions sur les investisseurs particuliers qui font confiance à l'homme d'affaires et ignorent parfois les risques élevés de perte. Un fait d'autant plus dommageable que Musk est devenu un modèle de réussite pour certains particuliers, dont des jeunes adultes, qui n'hésitent pas à investir en masse dans les cryptomonnaies.

En France, le Parlement discute actuellement d'une loi destinée à >interdire aux influenceurs de faire de la publicité pour les cryptomonnaies. La nouvelle frasque du patron de Tesla pose la question de la protection des investisseurs locaux lorsque l'influenceur et le réseau social sont étrangers. D'autant que l'amende maximum prévue, qui s'élève à 30.000 euros, représente une goutte d'eau dans la mer pour les grands influenceurs extérieurs.

En France, le Parlement discute actuellement d'une loi destinée à interdire aux influenceurs de faire de la publicité pour les cryptomonnaies. Mais cette nouvelle frasque du patron de Tesla pose la question de la protection des investisseurs locaux lorsque l'influenceur et le réseau social sont étrangers. D'autant que l'amende maximum est de 30.000 euros, représente une goutte d'eau dans la mer pour les grands influenceurs extérieurs.

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