Le CAC 40 bondit de plus de 1,6 % : l'effet désescalade Iran-USA galvanise Paris
Le CAC 40 s'envole de 1,62 % à mi-séance ce mercredi 25 mars, à 7 869,68 points. Porté par un puissant mouvement de soulagement après la désescalade entre Washington et Téhéran, l'indice parisien affiche une quasi-unanimité haussière, avec 37 valeurs en progression sur 40. Un rebond spectaculaire qui prolonge le retournement amorcé dimanche.
Un marché galvanisé par l'accalmie géopolitique
Deux jours après l'annonce par Donald Trump de discussions qualifiées de « très fructueuses » avec l'Iran et le report des frappes militaires américaines, la Bourse de Paris continue de digérer la nouvelle avec appétit. Le CAC 40, qui avait dévissé de plus de 2 % lundi en matinée sous l'effet de la menace d'un conflit ouvert au Moyen-Orient, affiche désormais un rebond vigoureux. À 12h30, l'indice gagne 1,62 % et s'installe à 7 869,68 points.
La quasi-totalité des composantes de l'indice évolue en territoire positif : seules trois valeurs reculent sur les quarante que compte le CAC. Cette dispersion exceptionnelle traduit un mouvement de fond, un soulagement général plutôt qu'un enthousiasme sectoriel ciblé. Le SBF 120 confirme la tendance avec une progression de 1,66 %.
Le contexte reste toutefois empreint de nervosité. Le VIX, l'indice de volatilité, évolue à 26,78, en hausse de plus de 11 %. Un niveau élevé qui rappelle que les marchés, s'ils saluent la reprise potentielle et toujours incertaine du dialogue entre Washington et Téhéran, n'ont pas totalement soldé les incertitudes liées au détroit d'Ormuz, artère vitale du commerce pétrolier mondial.
Legrand, STMicroelectronics et Schneider Electric en tête du rebond
En haut du tableau, Legrand affiche la meilleure performance du CAC 40 avec un bond de 3,73 % à 140,55 euros. Le spécialiste des infrastructures électriques bénéficie pleinement du mouvement haussier généralisé.
STMicroelectronics suit de près, en hausse de 3,24 % à 28,40 euros. Le fabricant de semi-conducteurs franco-italien bénéficie d'un contexte propre : le groupe a annoncé le lancement de la production en volume de ses microcontrôleurs STM32 en Chine, en partenariat avec Huahong. Cette étape marque une avancée concrète dans la diversification de sa chaîne d'approvisionnement mondiale.
Schneider Electric progresse de 3,23 % à 249,60 euros. Le titre bénéficie d'une note de HSBC, qui a fixé une recommandation à l'achat avec un objectif de cours relevé à 285 euros. Hermès gagne 2,88 % à 1 697 euros, malgré un abaissement d'objectif de cours par JP Morgan (de 2 350 à 2 250 euros, avec une recommandation neutre). Saint-Gobain complète le podium des plus fortes hausses avec un gain de 2,70 % à 72,32 euros.
Orange en queue de peloton, Danone et TotalEnergies en léger repli
Dans un marché aussi largement orienté à la hausse, les baisses du jour sont limitées en amplitude. Orange affiche le recul le plus marqué, à -1,74 % (16,90 euros). L'opérateur télécom fait l'objet de plusieurs actualités : un accord d'exclusivité a été signé avec le fonds Verdoso en vue de la cession de Globecast, son activité de services médias. Par ailleurs, le groupe a annoncé la nomination de Frédéric Sanchez comme futur président du conseil d'administration, en remplacement de Jacques Aschenbroich.
TotalEnergies cède 0,28 % à 76,99 euros. Le géant pétrolier, directement exposé aux tensions au Moyen-Orient, évolue à contre-courant du marché malgré une note de Morgan Stanley qui fixe une recommandation « surpondérer » avec un objectif relevé à 88,30 euros. Le recul du risque d'embrasement dans le détroit d'Ormuz, paradoxalement, pèse sur les valeurs pétrolières en éloignant le scénario d'un choc d'offre sur le brut.
Danone recule de 0,26 % à 68,14 euros. Le groupe agroalimentaire multiplie pourtant les annonces stratégiques, entre la création d'une joint-venture avec Arcor sur le marché laitier argentin et la signature de l'acquisition de Huel, leader mondial des repas complets. Ces mouvements ne suffisent pas à inscrire le titre dans la dynamique haussière du jour.