Le CAC 40 clôture à l'équilibre après une séance contrastée, Thales s'envole, Edenred plonge
La Bourse de Paris a terminé la séance du vendredi 12 septembre sur un gain symbolique de 0,02%, à 7825 points, dans un contexte d'attente de la décision de l'agence Fitch sur la note de la dette française. Cette stabilité apparente masque des mouvements contrastés au sein de l'indice phare, avec des écarts de performance particulièrement marqués entre les gagnants et les perdants du jour. Les investisseurs ont navigué entre les anticipations d'assouplissement monétaire de la Réserve fédérale américaine et les incertitudes politiques hexagonales, après la nomination de Sébastien Lecornu au poste de Premier ministre pour succéder à François Bayrou.
Thales mène la danse des hausses, porté par l'arrivée de Lecornu
Le groupe d'armement et de technologies Thales s'est imposé comme le leader incontesté de la séance avec un bond spectaculaire de 2,79% à 250,50 euros, capitalisant sur la nomination de Sébastien Lecornu, ancien ministre de la Défense, au poste de Premier ministre. Cette progression traduit les attentes des investisseurs quant aux potentiels bénéfices que pourrait tirer le géant de la défense de cette nomination politique.
Le mouvement haussier s'est étendu à d'autres valeurs technologiques et de services, avec Capgemini qui s'adjuge 1,64% à 123,8 euros, suivi de Bureau Veritas (+1,21% à 26,84 euros). Le secteur des services aux entreprises a également tiré son épingle du jeu avec Publicis Groupe qui gagne 1,14% à 83,16 euros. L'immobilier commercial, représenté par Unibail-Rodamco-Westfield, a également profité de cet élan avec une progression de 1,13% à 89,34 euros. Ces performances positives illustrent une certaine confiance des investisseurs dans les perspectives de ces secteurs, malgré l'incertitude politique ambiante qui continue de peser sur l'économie française.
Edenred s'effondre sur fond de menaces fiscales, Stellantis recule
Edenred a vécu une séance cauchemardesque en s'effondrant de 6,41% à 20,87 euros, victime des révélations concernant un projet de prélèvement supplémentaire de 8% sur les avantages aux salariés dans le budget laissé par François Bayrou. Cette mesure, qui pourrait rapporter un milliard d'euros à la Sécurité sociale, menace directement le modèle économique d'Edenred et de ses concurrents dans le secteur des titres-restaurants et chèques vacances. Les entreprises pourraient en effet réduire leurs dépenses en avantages sociaux face à cette taxation renforcée.
Stellantis complète le podium des plus fortes baisses avec un recul de 1,99% à 7,988 euros, dans un contexte difficile pour le secteur automobile européen, et après une correction presque logique suite à son envolée d'hier. Le constructeur franco-italien fait toujours face aux défis de la transition électrique et aux pressions concurrentielles, notamment de la part des constructeurs chinois. Hermès International, habituellement résiliente, cède 0,95% à 2090 euros, tandis que Teleperformance poursuit sa glissade avec une baisse de 0,88% à 63,06 euros, le groupe de centres d'appels étant d'ailleurs exclu du CAC 40 au profit d'Euronext à partir du 22 septembre prochain.