Wall Street termine en légère hausse, portée par les valeurs chinoises et technologiques
Les indices américains ont terminé la séance du lundi 8 septembre en territoire positif, avec le S&P 500 qui a gagné 0,21% à 6495,15 points et le Dow Jones qui a progressé de 0,25% à 45514,95 points. Cette progression modeste masque toutefois des mouvements sectoriels contrastés, avec une nette surperformance des valeurs technologiques chinoises et américaines, tandis que les secteurs de la santé et des télécommunications ont accusé des replis significatifs. Les investisseurs continuent d'anticiper une possible baisse des taux directeurs de la Réserve fédérale lors de sa prochaine réunion, dans un contexte de ralentissement du marché de l'emploi américain.
Les géants chinois de la tech mènent la danse
Les valeurs chinoises cotées sur le Nasdaq ont dominé le classement des plus fortes hausses de la séance, menées par NetEase qui s'est envolé de 7,25% à 144 dollars. L'éditeur de jeux vidéo et services internet bénéficie de l'optimisme suscité par ses solides résultats trimestriels publiés en août, qui ont montré une croissance robuste de ses revenus gaming de 13,7% sur un an.
Baidu n'est pas en reste avec un bond de 6,56% à 108,65 dollars, porté par des résultats trimestriels en progression. Les investisseurs semblent privilégier les perspectives de croissance de son activité cloud dopée par l'intelligence artificielle, qui affiche des taux de progression important.
JD.com complète ce trio gagnant avec une progression de 4,45% à 32,85 dollars, soutenu par ses résultats du deuxième trimestre qui ont montré une hausse de 22,4% de ses revenus nets. Alibaba, de son côté, a gagné 4,15% à 141,20 dollars, consolidant ainsi son récent rebond après avoir vu ses analystes relever leurs objectifs de cours suite à la forte croissance de 26% de son activité cloud. Ces performances illustrent le regain d'intérêt des investisseurs pour le secteur technologique chinois, après une période de défiance liée aux tensions géopolitiques et à la réglementation locale.
Les semiconducteurs américains surfent sur la vague de l'IA
Le secteur des semiconducteurs américains a également brillé lors de cette séance, avec Marvell Technology qui a bondi de 4,22% à 66 dollars. Cette progression s'inscrit dans la dynamique positive du secteur, porté par les investissements massifs dans l'intelligence artificielle et les infrastructures de calcul haute performance. Broadcom a de son côté progressé de 3,21% à 345,65 dollars, confirmant la robustesse de la demande pour les puces spécialisées dans l'IA. Cette performance du secteur technologique s'étend au-delà des semiconducteurs, avec des gains notables pour Adobe (+2,78% à 358,66 dollars), ServiceNow (+2,79% à 939,33 dollars) et Oracle (+2,44% à 238,48 dollars).
Take-Two Interactive mérite une mention particulière avec sa hausse de 3,80% à 248,78 dollars, le titre repartant à nouveau vers ses sommets historiques grâce à l'optimisme entourant la sortie prévue de Grand Theft Auto VI en mai 2026.
Santé et télécoms à la traîne dans un contexte d'incertitudes
À l'opposé, les secteurs de la santé et des télécommunications ont subi des pressions vendeurs significatives. CVS Health a chuté de 4,77% à 70,26 dollars, malgré des résultats du deuxième trimestre qui avaient pourtant dépassé les attentes et conduit à un relèvement des prévisions annuelles. Cette baisse intervient quelques jours après que l'action ait touché son plus haut en 52 semaines, à 73,26 dollars.
T-Mobile US a de son côté reculé de 3,90% à 242,90 dollars, s'inscrivant dans une tendance baissière qui perdure depuis plusieurs semaines selon les analyses techniques. Les opérateurs télécoms américains pâtissent notamment de l'accord annoncé entre EchoStar et SpaceX pour 17 milliards de dollars, qui pourrait bouleverser le paysage concurrentiel du secteur avec le développement de services directs vers les téléphones mobiles. Verizon (-2,39%) et AT&T (-2,33%) ont également été pénalisés par cette nouvelle. Ces mouvements sectoriels contrastés illustrent la sélectivité croissante des investisseurs, qui privilégient les valeurs technologiques et délaissent les secteurs plus traditionnels dans un contexte d'anticipation de baisse des taux d'intérêt qui pourrait favoriser les actifs de croissance.